Nez dans l’herbe et sang de sève

Voilà. Je vous propose un truc les petits loups. Vous vous posez tranquillou, vous appuyez sur « play » ,et vous quiffez la vie en écoutant du Hildegarde de Bingen (une abesse de je-ne-sais-plus-quel-siècle, une fille incroyable qui a pondu un nombre effarant de textes sur les propriétés des plantes et pierres, la philosophie, la musique, les enluminures… Oui, je ne sais pas comment elle avait eut assez de toute une vie pour faire tout ça) .

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On ne prend jamais assez le temps de faire les choses, de s’imprégner de ce que chaque chose nous donne. L’ancrage, par la terre, par le contact avec tout ce qui nous entoure, créé des courants avec ce tissu de la vie qui frémit sous nos impulsions. Pas d’ancrage, pas de chocolat   et c’est le carnage assuré. Peurs, angoisses, insatisfactions, insécurité …Si t’es pas en alignement avec le monde, il se créé un décalage, tu deviens Soul Blind. (j’avais fait un petit article dessus si jamais ça t’intéresse, petit internauteur en voyage dans l’outre-espace la blogosphère). Tu sens qu’il y a un truc qui cloche, et tu dérape. Bim dans les graviers. Que faire pour retrouver cet alignement? Ce qui nous parle le plus.  Jardiner, courir, faire du Kung Fu, du Tai-Chi, du dessin, de la pâte à sel ou des bougies , du moment que ça nous rends conscient.

Allez hop, voilà petit extrait de Tribulations d’une chamane à Paris, de Corine Sombrun parce que je l’aime bien et que ça explique plutôt bien le shmilblick:

A force de faire plusieurs choses a la fois, je ne prenais jamais le temps d’écouter ce que chacune me disait.  » C’est pour ça que tu es fatiguée. Dans ton agitation, tu ne peux pas voir tout ce qui t’entoure, les couleurs, les odeurs, les goûts, les textures t’offrent une énergie inépuisable. Mais, pour les recevoir, tu dois déjà apprendre à leur donner ton attention. »

Et j’ai compris soudain pourquoi ses gestes à elle me semblaient posés, profonds, enracinés. Uniques. En les faisant, en les pensant, en les écoutant les uns après les autres, elle pouvait en capter toutes les énergies.

Pour moi qui suis un poil hyperactive (syndrôme de l’ère numérique?) , c’est un véritable challenge que de me reposer et de prendre conscience de chacun de mes gestes. Souvent, dans mon cas, au lieu d’avoir une circulation fluide entre la pensée et l’acte, la pensée part dans toutes les directions à la fois et le geste, déstabilisé et désorienté par ce chaos , se heurte aux possibilités et finit par foirer (comprendre: je casse un truc ou je frappe quelqu’un sans faire gaffe).

Il faut tout réapprendre. C’est long. C’est chiant. Ca demande de se structurer; en ça travailler avec Athéna est salvateur, je ne la remercierais jamais assez. Elle met de l’ordre dans mes pensées, en me forçant à réfléchir à mes actes et mes pensées, à remonter à la source à chaque fois que je joue au chat et à la souris avec moi-même, me forçant à régler les problèmes plutôt que de les enterrer sous le paillasson .

Un vendeur de pierres m’avait dit un jour que j’étais comme l’obsidienne ou l’opale: sans structure (tiens donc, mes deux pierres favorites). Vitreuse, ou Hyaline , histoire de faire plus scientifique: les cristaux présents dans les autres minéraux ont eut le temps de se former avec le temps, de grandir et de choisir une structure , de se canalyser. Alors que dans les structures vitreuses, l’énergie peut se disperser dans tous les sens, c’est le royaume de la potentialité et des chemins multiples; le seul moyen de leur donner une forme, c’est de les sculpter, ou de les briser. (ou les deux?) Et alors? Dois-je me sculpter en flèche, en miroir, en galet poli? En éclat?

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Ma dernière acquisition: Jean-René, une mini-opale de feu. Je suis absolument fascinée par les merveilleux relfets de l’opale, j’en ai acheté deux autres mais je vous présenterais Melchior et Balthazar une autre fois!

Enfin. Je dévie. Revenons à la terre. Depuis quelques mois, je fais un gros travail d’ancrage. Lorsque je faisais des apnées du sommeil, j’étais beaucoup plus fatiguée, mais beaucoup plus « ouverte »: j’avais souvent des perceptions accrues, des états de veille étranges entre deux mondes…Mais ça venait toujours de manière complètement incontrôlée. Tu me demandais de m’asseoir et de rentrer en transe comme ça hop, c’était mort. Et puis bonjour au taff les apnées du sommeil, quand tu es en mode zombie h/24 , que tu n’arrives pas à aligner trois mots ni à te concentrer sur ton écran, et que parler aux autres te demande un effort tellement considérable que tu préfères pioncer avec de la musique dans les oreilles, l’esprit entre deux eaux et le corps bien content de se laisser aller à l’état d’apoplexie .

A commencé un très long travail d’ancrage, une bonne grosse purification bien bourrine pour délier les principaux blocages, un réapprentissage de la perception de ce qui m’entoure.Yoga, balade, jardinage. La terre. Les végétaux. En me collant à un arbre, en étendant ma perception, j’ai l’impression de comprendre comment l’arbre me perçois: comme un hamster. Qui passe son temps à courir dans sa roue, à mordre les barreaux, à grignoter sa graine de tournesol et a rester coincé dans son tube parce qu’il est trop con et qu’il croit qu’une fois dedans, il peut faire marche arrière.

Ok , arbre. Montre moi. Plante, enseignes-moi.Même si je perds en « perception », tant pis .(c’est ce qui s’est passé, je n’ai plus de visions de ouf ou d’espèce de transes chelou de demi sommeil comme j’avais avant, va falloir que je regagne ça à la sueur de mon front, je me sens comme Lyra qui a perdu la capacité de lire l’aléthiomètre, c’est assez frustrant j’avoue)

J’ai commencé à travailler un peu un bout de jardin durant mon temps passé à la campagne, j’ai planté de l’engrais vert pour revitaliser la terre fatiguée.

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Il y a deux mois il n’y avait que de la terre nue à cet endroit, mes graines s’en sont données à coeur joie, une vrai forêt vierge (je suis sure qu’il y a un vélociraptor de planqué là dedans)

Je me suis un peu interessée a la permaculture, pour quand j’aurais mon vrai chez moi , parce que j’aimerais être autosuffisante autant que possible et manger MES tomates, et puis j’ai potassé aussi le super bouquin Vivre en pleine nature, de François Couplan. Ca n’a rien à voir avec Man Versus Wild, je vous rassure.

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Alors là, je viens de tuer ce crocodile avec mon pouce, je vais donc le dépecer avec un couteau fait en ongle incarné taillé et en faire une bonne soupe,et après je dors dans ses intestins pour me tenir chaud durant la nuit.

Non. Vivre en pleine nature est axé sur la survie douce, ne pas rejeter toute « civilisation » mais apprendre à se démerder avec le minimum, bâches, pastilles pour désinfecter l’eau, sac de couchage, farine complète, huile, sel et surtout apprendre à reconnaître et respecter les principales plantes sauvages. François Couplan a pas mal travaillé avec des peuples amérindiens, la notion de respect et d’harmonie avec la nature, l’échange avec les esprits est sous-jacent dans toutes ses démarches: tu ne prends que ce dont tu as besoin, tu en fais bon usage, tu demandes, tu remercies.

J’ai commencé à tester quelques plantes, les plus faciles a reconnaître sans risquer l’intoxication, en les intégrant petit a petit a mes menus, histoire de ne pas changer d’habitudes trop violemment.

Parce que les plantes sauvages, ça a une sacré énergie, et ton corps n’est pas habitué à ça. Ca a des gouts, des textures inhabituelles, et puis tu le sens quand tu l’ingères. Tu es ce que tu manges; l’addage prend ici tout son sens. Quand tu manges, tu te « charges » de tout ce que ta nourriture à été. L’endroit ou elle a poussé , ou gambadé, ou nagé, ce qu’elle a elle même ingéré, son histoire. Un transformation, une incorporation s’opère.

Les plantes sauvages ont beaucoup plus de minéraux, de vitamines et d’acides aminés que ne possèdent la plupart des légumes cultivés aujourd’hui. Il faut évidemment prendre quelques précautions avant de s’y mettre sérieusement, s’armer de courage (je vous rassures, jusqu’ici je ne me suis jamais retrouvée a vomir mes tripes, ni même a ressentir la moindre nausée; par contre desfois c’est chaud à manger, trop d’énergie , tu as l’impression d’être calée direct)

Je vous filerais quelques tips dans le prochain article, ou je vous posterais plus en détail mes cueillettes et quelques trucs a respecter avant de se mettre /en se mettant/ à la cueillette sauvage.

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Et pour finir, un bel exemple de foirage: le vin de sureau qui était juste dégeulasse (vieux gout de pipi bonjour) . Dommage, la photo était classe.

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La magie dans ton jardin

Ce soir, j’ai décidé de prendre mon appareil et de faire des ptites photos de toutes les merveilles qu’on peut trouver dans son jardin en cette saison. Je n’ai eu même pas à faire dix mètres et pouf, voila tout ce que je trouve! Je redécouvre tout ça et m’émerveille à chaque pas. Faudrait que je pense à m’acheter le livre des plantes  sauvages comestibles et toxiques histoire de pouvoir barouder dans la nature et me trouver tout ce qu’il me faut en toute bonne sorcière qu’il se doit! (déja que je fais peur à mes voisins en allant cueillir des orties pour faire des soupes…Ils ont pas finit les pauvres). Je reviendrais sur leur usage magique un peu plus tard 😉

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La timide violette fait son apparition. On peut en faire des confitures , et même des bonbons maison!

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Le fameux Plantain aux milles vertus, l’une des 9 herbes sacrées d’Odin (je vous ferais un topic la dessus un autre jour, promiche!). Peut se consommer en tisane, à mettre dans le bain, à utiliser contre les piqures d’insecte , contre les rhumes et bronchites . Et oui! Moi aussi je pensais que ça servait à rien à part retirer une à une les nervures quand on s’emmerde dans l’herbe.

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La ciboulette sauvage, avec une petite fleur de prunus. Parfait en omelette!

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Le populage des marais. Plante de la famille des renonculae, plutôt toxique, attention les enfants ça se mange pas. (contient de la proto-anémomine et provoque rougeurs et gonflements sur les muqueuses ou les blessures, et peut procoquer paralysie , vomissements et convulsions en cas d’ingestion)

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La primevère. Chez elle par contre tout se mange! On peut mettre les fleurs avec la salade, ou utiliser les racines et les cuisiner, il parait que ça a un goût anisé, ou faire des bonbons comme avec les violettes.

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Les premières feuilles de Mélisse citronelle (a ne pas confondre avec la citronelle, utilisée en cuisine asiat) font leur appartition. C’est très bon en tisane, ça a été beaucoup utilisé au XIXème siècle pour ses propriétés toniques , digestives et calmantes. Elle a des propriétés antifongiques, et anti virales (à appliquer sur le bouton en cas d’herpès). Pour vous faire une tisane de mélisse, plongez deux branches dans l’eau froide, faites la chauffer jusqu’à ébullition, retirer du feu puis laisser infuser dix minutes, avant de servir.

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La menthe, dotée de propriétés digestives, spasmolytiques (contre les spasmes musculaires), carmitatives (ça vous évite de trop péter et d’évacuer les fart, en gros) , antiseptiques (contre les microbes), toniques et stimulantes. Sa cousine, la menthe poivrée, est très utilisée en aromathérapie.

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Le Romarin fait ses premières fleurs! (et les abeilles kiffent). Possède des propriétés cholérétiques (augmente la sécrétion de bile), anti bactérien et anti mycosique, antioxydant, améliore la circulation sanguine lorsqu’appliqué en externe .

Bon! C’est un petit début dans la reconnaissance des plantes sauvages, mais j’espère arriver à un certain level! (motivée!)

Rappellez vous juste que si vous vous mettez à la cueillette sauvage, soyez sure de bien reconnaître la plante en question (au cas ou elle aurait une soeur toxique), et rappellez vous qu’elles ne sont pas a l’abris de la pollution chimique ni des parasites, genre un renard qui pisse dessus ou quelque chose du genre.

Prudence donc, ami(e)s sorcièr(e)s , et bonne découverte!

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Graines

La première entreprise fut, dans le sentier déja empli de frais et blêmes éclats, une fleur qui me dit son nom.

Rimbaud, Illuminations

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Les petites graines germées c’est le persil qui montre le bout de son nez, autrement il y a de l’armoise, de la camomille, du thym d’hiver et de l’absinthe qui dorment encore; ainsi que du thym officinal, du fenouil (pour Odin) et de la verveine en pot achetés en jardinerie.

Vif d’air vif d’or

Coulant lumière au creux de l’athanor

Vomis ton vert en débris de sèves

Hélices délicates et faux échevelées

Se tordant vers le ciel comme des rêves

Echafourrées du daim vers sa promise

Les arbres s’élancent et gagnent la mise

Contre les fièvres des dernières gelées

Grandis, Graine, Germe

Gorges toi de soleil et gagnes la terre

Alchimie végétale tisse ta toile

Hue les dents d’airain et les souffles de chaux.

Poème de moi (on fait ce qu’on peut)

C’est pas une surprise, mais j’adore les plantes (sans dec!) . J’ai toujours ressenti très fortement l’énergie des plantes; je me rappellerai toujours le jours ou j’ai tendu une main hésitante vers un plant de Datura, dans un jardin botanique. Presque brulée. Piquée au vif par une énergie bouillonante. La « plante du diable » qu’on l’appellait la bas.  Et ça n’est pas pour rien: la Datura est considérée comme un excitant et hallucinogène très puissant. En Inde, on l’appellait la « plante de Shiva », parce qu’elle permettait à ceux qui la consommaient d’entrer dans une fureur guerrière proche de celles des Berserker . Vous pouviez souffrir de perte de mémoire, de mydriasis (dilatemment des pupilles, comme avec la Belladone), d’hyperthermie, tachycardie, hallucinations et autres symptômes sympa;  bref, ça déconne pas comme plante.

On disait souvent aux touristes « ne vous endormez jamais sous un plant de datura, si du pollen vous entre dans les naseaux vous êtes cuits! »

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Si vous croisez une datura au détour d’un chemin mal éclairé, courrez! Ces sales bêtes ne dépassent pas le 1m/an en vitesse de pointe, ça devrait vous laisser de la marge.

J’ai toujours beaucoup bougé, il m’était donc difficile de commencer à cultiver mes propres plantes. J’ai fini mon dernier contrat, et suis donc retournée chez mes parents en bonne tanguy que je suis, parce que oui je suis une feignasse et que non –payer un loyer alors que tu n’as que les assédics, ça n’est vraiment, mais vraiment pas une bonne idée–. Et c’était le printemps. J’ai pris mon temps pour souffler. Une année à courir dans tous les sens. Une année épuisante, enrichissante mais…déstabilisante. Changement de terre, d’environnement social, de travail, de température, de façon de vivre. Un épanouissement, un bon coup de pied au cul.

Mais je suis comme les chevaux: j’aime galoper dans les vastes plaines, mais quand c’est fini je suis contente d’aller manger mon foin à l’écurie.

Je suis rentrée chez moi. D’abord déstabilisée par le changement brutal d’environnement, je suis tombée bien malade, comme à chaque fois. Un réflexe d’adaptation du corps et du mental . Une nouvelle transformation. L’hiver se finissait. J’ai réapprivoisé tout doucement la nature, les gens autour de moi, une nouvelle fois. J’ai décidé de me consacrer aux esprits des lieux dans mon jardin. Je mets des graines de tournesol pour les oiseaux, messagers. Ca grouille dans le jardin! Mésanges bleues, charbonnières, chardonnerets, pies, bouviers, merles, grives, colombes, corbeaux qui viennent parfois chourrer les carcasses de poulets..Je ne me lasse pas de ce ballet sans fin. Une mésange a construit son nid dans le tilleul.

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J’ai fait un deal avec mon père:

« Ta terre est épuisée, regarde la tronche de tes carottes, elles sont de plus en plus rabougries ‘! A ce rythme là, ronger mes ongles sera plus nourrissant que de manger tes carottes en sauce citron huile d’olive »

Alors quoi faire pour régénerer la terre? Pesticides? Engrais? Plutôt mourir. *sent bouillir son sang de fille de Hulk et du Géant Vert*

Je fais quelques recherches sur internet. Agroforesterie, Permaculture? Hmm non, pas à aussi petite échelle et sur un temps aussi court. Ah, peut être que …

-« Je peux planter un engrais vert dans la moitié de ton jardin? » (PS: les engrais verts, ce sont un mélange de graines qu’on peut trouver dans le commerce (j’aime particulièrement le site Kokopelli qui propose des graines de très bonne qualité) , du trèfle, de la luzerne, du sainfoin, Lin, Caméline, Mauve, ect… qui vont pousser sur un sol pauvre, que l’on fauche au bout de quelques mois ou à la fin de l’année avant l’hiver, avant de retourner la terre. L’azote et les minéraux ainsi produits par les végétaux ressource la terre, la rééquilibre et la protège; et la plupart de ces espèces sont mellifères, les abeilles les apprécient tout particulièrement. )

-« Ok, mais tu me retournes une surface de gazon égale à celle sur laquelle tu veux planter tes  machins, là. Comme ça je pourrai y planter mes patates. »

Me voilà armée de ma bêche et de mes bottes jaunes, prête à conquérir le monde.

Quatre heures plus tard, je suis épuisée, j’ai des cloques au mains et un sacré mal de dos. J’ai dérangé quatre fourmilières en hibernation, trouvé deux scarabées en pleine mutation, quelques coccinelles, beaucoup de racines chiantes et viré trois tonnes de cailloux . Tiens , si je faisais avec ça un petit autel pour les Landsvaettir? (les esprits du lieu). Je dépose une petite fleur, puis un  jaspe rouge dans la terre. Je fais le tour de ma parcelle en aspergeant un peu d’eau tout autour.  Désolée d’avoir foutu le dawa, Terre. C’est pas grave me disent les ogham. Du moment que tu t’occupes bien de la terre et que tu t’investi dans ce que tu fais.

La nuit, je dors mal. Vous savez, ça fait le même effet que quand tu as fait des maths pendant toute la journée. Ton cerveau, dans un état de demi sommeil, fait une espèce de bouillie de toutes tes pensées/sensations éprouvées durant la journée/souvenirs et te le ressors sous la forme d’une espèce de purée sans structure ni sens particulier. C’est comme si ton esprit prenait le temps d’imprimer en toi tous les rythmes et shémas que tu as ressenti. Je me rappelle de la sensation, de l’odeur de la terre. Oh, c’est bon j’ai compriiiis laissez moi dormir maintenant!

Et puis hier, j’ai planté mes graines. J’ai demandé aux runes quel serait le jour propice. « Non, pas aujourd’hui. Pas demain. Après demain oui « .

Le soir, il gelait. Le lendemain, c’était sec. Je les plante le jour conseillé. Une petite pluie arrive, parfaite pour bien humidifier les graines. Je prie pour que le gel ne vienne pas saborder les graines ni les nouvelles pousses à venir.

Allez, à la prochaine pleine lune je fais ça!

Et si vous voulez des sites cool pour acheter des graines, allez checker Kokopelli , qui propose des semences bio et surtout reproductibles (ça veut dire que vous pouvez planter les graines récoltées l’année suivante, ce qui n’est pas le cas de beaucoup de graines vendues dans le commerce) , le site d’Ethnoplants qui propose plein de variétés sympa et exotiques, Graines de vies qui propose une grande variété de plante sauvages, et y’en a surement plein d’autres que je ne connais pas!

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