Apocalypse, girl

What is this to take care of yourself?

What do we taking care of?

[…]

Are we mothering ourselves?

Statistics and newspapers tell me I am unhappy and dying,

that I need man and child to fulfil me

But I’m more likely to get breast cancer and it’s biology,

that it’s my own fault, it’s divine punishment […]

We’re at the edge of history. […]

But we told no idiot that we clung on to heaven

Heaven, Heaven…

(j’ai essayé vaguement de retranscrir les paroles vu qu’elles ne sont dispo nulle part, mais c’est chaud )

xjennyhvaltofjorten.jpg.pagespeed.ic.Ji9-bKC-CX

J’ai toujours adoré Jenny Hval, cette chanteuse à la voix si particulière et au physique beau et dérangeant. Il y a certaines personnes comme ça, qui polarisent: tu les aimes, ou tu les aime pas. Il y a quelque chose d’attirant/dérangeant chez elles, comme si elles mettaient le doigt sur des trucs auquels on aime pas toucher d’habitude, des trucs qu’on préfèrerait laisser gentiment enfouis sous le tas de feuilles mortes de notre « moi société ».

Certes, cette Persona (un terme de Carl Jung utilisé pour désigner ce masque , nécessaire à l’échange et à la communication, par lequel on communique avec le monde qui nous entoure) nous est essentielle, sans notre « Moi société » nous ne pourrions être suffisemment malléables pour s’adapter à la vision d’autrui et pour faire passer nos rêves, espoirs et créations vers quelqu’un d’autre; mais le danger vient quand soit cette persona se calque sur l’image que la société nous renvoie, soit quand cette persona devient ce que nous sommes vraiment.

J’ai vu ça surtout au japon, et c’est juste flippant. J’avais l’impression d’avoir des gens vides en face de moi. Des gens qui ont tellement réprimés leur individualité qu’ils en deviennent des coquilles remplies des images que la société a implanté en eux, » sois maigre, sois belle, aie des grands yeux, achète le dernier Iphone et rigole quand on te le demande ».  Des gens qui ne savent plus réfléchir par eux même, des gens qui ont perdu cette connection avec leurs Profondeurs. Ce que certains appelleront le Bon Sens, ou l’instinct. Ce qui te dit « ne mets pas ta main dans le feu, ah oui la tu peux traverser, y’a pas de voiture, non la ça a l’air trop profond, ne mange pas ça, ah la en ce moment ce bout de chocolat te fera du bien, ton corps a besoin de toi ». En se connectant avec soi même, avec le monde qui nous entoure, et en expérimentant grâce à nos 5 sens, on comprend comment les choses fonctionnent, et comment on peut être efficace de telle manière ou pas. Par exemple, tu cherches une position de méditation. Tu en essayes une, puis deux, tu te rends compte qu’en déplaçant un peu plus ton genoux comme ça, en tournant légèrement la tête vers la droite ou la gauche, ça passe mieux. Tu affines ta technique. Tu apprends sur le tas.

Un japonais ne traverse jamais au feu rouge, parce qu’on a dit que le feu était rouge, et qu’il s’agit donc de règles à respecter. Même s’il n’y a pas une seule voiture à l’horizon. Il va rester planté sur son bout de trotoir en attendant que le feu passe au vert. Et toi, en bon français (enfin surtout en bonne parisienne éduquée comme une sauvage sur asphalte, la condition sine qua non de survie en jungle urbaine) , tu traverses quand même , rien à fouttre. Et tu es sure que tous les regards seront dirigés vers toi , foutue « gaijin » (étrangère) qui ne respecte rien. Un pote a vécut la bas. Il m’a dit un jour « Au début, j’ai essayé de respecter les règles japonaises, j’étais terrorisé à l’idée de faire un truc de travers qui puisse les choquer. Je voulais à tout pris m’intéger. Et même si je suis à moitié jaune, je me suis rendue compte que je ne serais jamais un japonais. Les japonais trouveront toujours une excuse pour me reprocher mon statut de Gaijin , n’importe laquelle. Délit de Faciès. Et si tu parles japonais courramment, alors là c’est encore pire, ils se sentent carrément insultés . Un Gaijin, ça ne peut pas bien parler japonais. Ou c’est que ça empiète sur leur territoire, leur intégrité se retrouve menacée. Du coup moi maintenant, je me dis « je suis Gaijin, et bien je me comporterais en Gaijin, et merde. Quitte à choquer autant le faire comme il le faut »

A mon avis, il est très important de séparer la Persona des gens (leur apparence en société , ce qu’ils vous disent) de leur personnalité profonde. Le mieux , bien sur, c’est quand la Persona est la même que la personnalité profonde, ou du moins qu’elle fait eccos avec celle ci, tout en étant tout de même un peu plus malléable. D’après Jung, la première étape de la psychanalyse était la destruction de la persona: la destruction du masque qu’on présente au monde . Accepter d’être nu un instant avant de se reconstruire une armure plus souple, qui ne soit pas qu’un simple camouflage mais aussi une réflection de notre intérieur . Notre Persona est notre parure, notre ornement. La manière dont nous parlons, nous habillons, sourions, nos sujets de conversation, tout cela se doit d’être un lien entre nous et le monde. Si notre persona est trop éloignée de notre intérieur, nous devenons rongés par des conflits internes, entre notre intérieur qui , enfermé, rage contre l’extérieur, pour passer à travers cette coquille, et un masque sculpté en fonction de ce que l’extérieur veut de nous: ce qui apparait dans les médias, ce que les autres nous renvoient… Dans des cas externes (comme mes amis les japonais) la persona a carrément pris la la place de l’intérieur. Leur intérieur est mort. Peut il ressuciter, je n’en sais rien. Un de mes auteurs préférés, Ryu Murakami (c’est pas Haruki Murakami qui a écrit Kafka sur le rivage, s’en est un autre!) donnait un très bonne description de ces gens déconnectés :

Les gens se voient et se comprennent en se regardant sur l’écran de ceux qui fonctionnent comme des télés, mais ceux qui vivent avec vous se voient sur un écran toujours noir; ceux qui vivent avec vous vivent avec cette poupée qui est toute entière comme un miroir, cette poupée parle et bouge bien sur, mais ne recherche jamais la tranquillité, vous n’avez pas idée de ce qu’est la tranquilité de l’esprit, vous ne savez pas ce que veut dire être contente de soi[…]

Ryu Murakami, Thanatos (troisième tome de la série Ecstasy Mélacholia Thanatos, mais je vous préviens si vous tentez, ça parle de sm, de drogue, de déchéance au japon , c’est pas drôle et on en ressort la cervelle en bouillie et le coeur en bandouillère, mais humainement c’est incroyable)

La destruction de la Persona peut mener à des phases assez difficiles, ou selon Jung, on se retrouve incapable de communiquer avec ce qui se passe autour, on a l’impression que tout le monde joue un rôle en permanence, l’impression d’être « à côté de la plaque » et de ne rien comprendre à ce qui nous entoure, à ce que font les autres. Mais c’est comme tout,si tu es un Bernard l’ermite qui change de planque pour en trouver une mieux, il faut accepter d’être vulnérable au moment du changement!

shin_megaten_nocturne_conceptart_tSGXx

Allez, en cadeau une petite image tirée du jeu vidéo Persona (Shin megami Tensei) avec des concepts chanmés que vous pouvez voir par ici (y’a mêmes les nornes, ganesh, des anges chelous et autres divinités réinterprétées de façon très chouette)

A la prochaine les petits haricots azukis, je vais aller bêcher parce que j’ai envie de planter des trucs cette année! (des fleurs mellifères pour mes amies les abeilles)

Prière Tuva

J’adore les chants dyphtoniques (ou l’on peut percevoir les harmoniques) , j’étais aux anges en découvrant un groupe superbe originaire de Tuva, un pays en bordure de la Mongolie.

Voici une de leurs chansons dédié aux ancêtres:

Sumu čonum sür-le küžü
Sularavas bïžïg turzun
Sürüg maldïŋ bažï mendi
Sürlüg küžü ulam össün

Aymak čonum töleezi boop
Amagïlap teylep or men
Taŋdïmaydan öršeel dilep
Avïraldap čalbarïdïm

Que la force des gens de ma région
Reste ferme et ne faiblisse pas.
Que toutes les têtes de nos troupeaux restent en sécurité
Que leur gigantesque force puisse encore grandir en puissance
Moi, le porte-parole de mon peuple
Je parle haut et fort, je loue le divin
J’ai cherché la reconnaissance de mes nobles montagnes
Et j’ai prié en demandant la protection
(pour les strophes qui viennent ensuite, je n’ai malheureusement pas de traduction)

Tanya Tagaq et Animism

Tanya Tagaq 013

Tanya Tagaq est une chanteuse canadienne qui pratique le traditionnel » chant de gorge » Inuit, formé de vocalises, râlements, respirations qui ne sont pas sans rappeller des cris d’animaux, ou certains chants chamans. Elle a gagné le prestigieux prix Polaris l’année dernière, et a collaboré avec de nombreux artistes, notamment Chronos Quartet et Bjork . Elle est actuellement en tournée pour son nouvel album, Animism.

Je l’ai découverte il y a de cela quelques semaines, en jetant un coup d’oeil sur le site de la chanteuse Grimes, qui avait porté l’album Animism aux nues. Ni une ni deux, je me rue sur l’objet en toute boulimique de musique en manque qui se respecte, et commence l’écoute. Et la, c’est le drame.

Une partie de moi est  hypnotisée, tandis que l’autre ne demande qu’a s’enfuir en courant, perturbée par ces sons si glutturaux, cette atmosphère rocailleuse et grinçante. Comme si vous étiez soudain abandonné en pleine forêt de nuit, sans torche ni smartphone, et que toute la nature se rappellait soudain a vous dans toute sa sauvagerie et sa splendeur terrifiante. Le chaos hors de l’humain, tel qu’on essaye d’oublier en menant une vie sociale bien rangée, a côté de nos steacks sous cellophanes et nos haies épilées en forme de rubiscube. Et c’est perturbant . Ca demande, comme toute nouvelle langue qui nous échappe, qu’on s’y attarde, qu’on la comprenne,  qu’on apprivoise ses codes pour pouvoir plonger dans cet univers si particulier.

Voila donc une partie de l’interview de la demoiselle, disponible sur Soundcloud et que j’ai traduite pour vous, dans ma grande bonté (oui, la trad est un peu merdique parfois, mea culpa), parce que cette demoiselle est purement géniale.

– Je voulais vous parler de votre manière de proceder pour ce qui est du chant; j’ai l’impression que vous êtes quelqu’un qui… Ouvre complètement ses canaux créatifs , a travers tout son corps. Et j’avais deux questions a ce sujet: 1) Comment gérer vous le fait d’être si ouverte, et 2) est ce qu’il s’agit véritablement de ce que je viens de décrire?

– J’ai l’impression d’être  une personne plutôt ouverte, en général. J’essaye juste de ne pas porter trop de choses; il s’agit tout simplement  de m’assurer au jour le jour qu’il n’y aie pas de blocages chez moi, pour cela, je laisse tout simplement couler a travers moi tout ce qui pourrait mener a ces fameux blocages, tous ces trucs que nous percevons et recevons naturellement. Concernant le chant, les performances sur scène ont toujours été très cathartiques. Ce qui m’importe le plus, c’est la destruction de la honte.

Lorsque je suis sur scène, j’essaye de complètement accepter toutes les terribles parties de ma personne, toutes les terribles choses du monde, et de leur donner le droit d’exister. J’ai l’impression qu’en exprimant toutes ces choses horribles présentes en moi, présentes dans le monde, je leur donne une légimité, et  je donne en même temps aux gens la permission d’être véritablement eux même. C’est un genre de symbiose qui se produit dans ces moments la, et ça marche vraiment bien. En tout cas pour moi. Je vis, et je me ressens de manière beaucoup plus claire depuis que j’ai commencé a mettre tout ça en pratique.

-Quelle genre de réactions les gens expriment-t-ils pendant, et après vos performances?

-Oh, j’ai vraiment eu de tout! Depuis les gens qui me balancent leurs bouteilles de bière, des gens en colère, des gens qui pleurent -et pas qu’un peu!- des larmes de crocodile, leur visage inondé de larmes!- des gens qui rigolent, des …erections, j’ai vraiment eu de tout!  J’ai l’impression que tout ce que les gens auront besoin de ressentir a ce moment la, et bien ils le ressentiront. Les enfants sont souvent vraiment géniaux, ça ne les gène pas du tout, ce sont plutot les parents qui sont la « oh, mon gosse ne devrait pas être la », mais les enfants eux mêmes, et bien ils n’ont aucun problème!

-J’ai trouvé que la culture Inuit , les légendes dans lesquelles vous baignez…C’est très sexuel! Est-ce une partie de ce que vous êtes?

-Mais c’est une partie de ce que nous sommes tous! En fait… Il y a énormément de facettes a la musicalité, pourquoi, comment, au niveau de l’âme, au niveau intellectuel, au niveau spirituel, au niveau de « ce qui est », ce sont tout autant de niveaux exploitables;on aurait de la matière a discuter pendant des heures. Mais pour ce qui est de la sexualité, j’ai trouvé dans la culture inuit quelque chose de vraiment interessant. En premier lieu, il faut savoir qu’il y a un gros problème en ce moment en ce qui concerne ce que les femmes et ce que la sexualité est sensée être.

Si vous jetez un coup d’oeil à l’histoire et que vous relevez toutes ces abberations comme le fait de se faire rétrécir les pieds, de s’affamer, de se faire des implants mammaires…vous vous rendez compte qu’il y a toujours eu ces moyens de restreindre la femme pour l’empêcher de se mouvoir. Comme les longs ongles, ou les talons…On ne peux pas courir en talons! Toutes ces absurdités enlèvent le côté physique, la force a la femme, dans le but de mieux la controller. Et c’est la que ça en devient absurde, parce que j’ai su instinctivement ce qu’était la féminité lorsque j’ai donné naissance, lorsque je fais l’amour, lorsque je suis amoureuse. C’est une chose extraordinairement puissante, qui n’est souvent jamais utilisée a bon escient. Il n’y a tout simplement rien de plus beau qu’une femme qui connait parfaitement son corps, qui aime le sexe, et qui n’en a pas honte. Et qui ne joue pas un jeu. Vous savez, il ne s’agit pas de pouvoir, il s’agit juste de laisser sa féminité exister…Regardez la vie dans les Igloo! Ca n’est pas supposé être une chose sale, ni un taboo. Etre sexy, ça n’est pas avoir l’air , c’est tout simplement être .  Je trouve toujours ça interessant, de regarder les choses telles qu’elles sont. Regardez par exemple, une femme enceinte. C’est beau, mais je connais beaucoup de femmes enceintes pour lesquelles c’est sale de faire l’amour . C’est tellement ridicule!  Deux personnes qui se rejoignent, c’est actuellement la plus belle raison d’aimer nos formes! C’est comme le fait d’aimer la nourriture, quelle belle expérience!…Ou le fait d’être dans l’eau, profiter de la nature, aimer avoir des orgasmes, aimer ses enfants, prendre soin d’eux…prendre soin de son propre coeur, être en bonne santé; tout ça, ce sont tout autant de manières de profiter de son corps. J’aime tout simplement donner aux gens la permission d’être sexy, dans le véritable sens du terme.

-Lorsque vous vous joignez a un esprit, tel qu’il soit, ou lorsque vous faites l’amour, que vous chantez, la question est: quelle est la nature de ce que  vous rejoignez?

-Et bien…c’est la que ça devient compliqué, parce que ça n’est jamais un procédé intentionnel. C’est apparu de manière totalement accidentelle lorsque j’ai commencé a chanter. Avec la pratique, je commence a avoir un certain sens du genre de « choses » que je rejoins dans ces moments la; c’est un peu comme si vous vous détachiez de cette réalité ci. Vous savez, comme lorsque vous avez vraiment confiance en vous, que vous percevez comment quelqu’un bouge, que vous sentez ses intentions, ou que vous captez une partie de ce qu’ils sont , il s’agit juste la d’instinct! Quand j’en viens a la musique, je me mets a basculer dans cette espèce de réalité, et ça se fait vraiment tout seul, je n’essaye pas de forcer les choses; et si ça ne veut pas venir, je laisse couler, il s’agit juste de respecter les entités présentes.  En fait, j’ai commencé a vraiment réussir a mettre des mots la dessus il y a peu: c’est comme si vous étiez en face d’un magnifique paysage, vous êtes juste la , assis, vous contemplez ces montagnes sublimes, vous êtes justes heureux, et calme, vous ne faites rien a ce propos. Oui, c’est comme ça que je le ressens. C’est juste ici, présent, moi je suis juste a côté, calme, et j’observe. Je ne fais pas, j’observe.

-Il y a 4 ans, lorsque vous performiez a Vancouvert, je vous ai interviewé. Et je me rappelle, lorsque je vous ai rencontré, vous m’aviez dit plusieurs choses (vous chantiez avec Jessies zummot) « Oh, j’adoooore chanter avec Jessies Zummot, il me challenge vraiment! » Que doit donc faire un musicien pour vous challenger?

-Et bien…Ils doivent simplement me forcer a marcher en dehors de mes zones de confort. C’est me demander de quoi j’ai l’air, ce que les gens vont penser de moi..me forcer a affronter l’insécurité. J’aime beaucoup chanter avec les hommes, parce qu’il y a cette espèce d’énergie masculine, tous les hommes avec lesquels j’ai joué, Michael , Jean Martin (ps: Jean martin, compositeur du groupe français chronos quartet), ils sont tous…tellement masculins, tellement respecteux des femmes, et tellement gentils, tellement putain de puissants! Mais ils sont très posés. Ils n’ont pas besoin de le crier sur tous les toits, d’essayer de dominer autrui pour se rassurer. Et surtout, ils n’ont pas peur de moi. C’est tellement sexy de ne pas être effrayé!

-La deuxième chose que vous ayez dit lorsque vous êtes arrivée c’est  » JE VEUX JUSTE MANGER MON STEACK »! Comment donc cet aspect nutritif vous garde-t-il vivant, en tant qu’artiste?

-Oh, l’aspect nourriture est important a 100 pour 100. On ne peux pas faire les choses correctement avec les batteries vides. Ce que je fais est tellement physique- les chants traditionnels inuits durent en moyenne 3 a 4 minutes, ça n’est pas pour rien- je veux juste être libérée des besoins de mon corps, pouvoir le relacher tout a fait. Si je suis distraite par ce que mon corps veux, je ne peux pas chanter tranquille. Et c’est valable plus particulièrement pour la viande. Vous savez, traditionnellement, les Inuits se nourrissent d’âme. Il s’agit juste de réfléchir a la chose: vous mangez de la Vie. Les herbivores se nourrissent eux aussi de Vie, en mangeant les végétaux, c’est de la qu’ils trouvent leur énergie; et si on ne se nourrit pas d’êtres vivants, comme les plantes, et bien..Leur Vie vient du soleil. C’est bien pour ça qu’il faut manger des trucs frais. Vous savez, j’adore la viande fraîche. Manger de la viande crue, encore chaude, c’est juste incroyable, c’est comme manger un fruit directement sur son arbre. C’est pour ça que je ne comprendrais jamais les gens qui disent des trucs du genre « ce steak a été spécialement conditionné durant des moiiiis » Mais c’est a la limite grossier, sérieux! C’était quand même un être vivant a la base!

J’ai souvent eu des problèmes avec les protecteurs des phoques (NB: en tant qu’inuit, la miss se nourrissait presque exclusivement de la chasse aux phoques étant donné qu’il n’y avait pas grand chose a manger d’autre) , et d’internet qui ne comprenait pas pourquoi j’avais posté une photo de mon bébé a côté d’un phoque. J’ai envie de dire, la plupart des gens qui mangent de la viande , lorsqu’ils voient une carcasses, sont la  » EEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEERK » c’est tellement drôle! Tu manges une partie de son muscle, et tu es dégouté par le reste? Je ne comprends juste pas. C’est la même chose! On est TOUS de la viande, c’est exactement la même chose! Lorsqu’une chose donne sa vie pour que tu te nourrisses et survives, tu te dois de faire preuve de gratitude.

Evidemment, si tu passes ta vie a bouffer des chicken nuggets surgelés, tu ne peux pas comprendre. C’est ça que les gens ne comprennent pas. Si tu manges un animal, et que cet animal était malade, ou qu’il a été maltraité, tu manges ça aussi! Il ne s’agit pas juste de peine physique. Je trouve ça tellement dommage que l’humanité se soit réduite a ces idioties technologiques!

(suite au prochain épisode avec la belle Tanya carnivore!)