Ombre et illusions

 

Le soleil est implacable

Le sol est sec

Ton sang est épais

Ta peau est usée

Tu regardes derrière

Ta maison a disparu

Dans quel pèlerinage t’es tu embarqué?

Avidité

Tu es tout ce que je veux mais pas ce dont j’ai besoin.

As tu faim de déni?

Ou es tu empli de peur?

Tu recherches la vérité, ou tu vis dans le mensonge?

Quand seras-tu satisfait?

Cupidité

Tu es tout ce que je veux mais pas ce dont j’ai besoin.

Parfois la vérité est difficile à trouver

Mais elle est toujours là, quelque part

Souvent déguisée.

Stealing sheep, Greed

Il y des phases comme ça où tu te fais un devoir de faire une grosse mise au point sur tes relations, sur tes croyances et sur ta manière de fonctionner. Faire un peu le ménage, regarder dans le placard (oui, celui ou tu balances habituellement tout ce que tu as eu la flemme de ranger ), secouer les tapis …

Je remarque une tendance sur beaucoup de blog, et dans la vie en général, à toujours vouloir absolument apparaître sous son meilleur jour, à être fun, gentil, envoyer des ondes positives, des photos de chats et poster des photos de quiche thon-patate avec des paillettes tout autour et une phrase en comic sans SM bateau dessous du genre  » ❤  live your dreams ❤  »

Mes chers lecteurs, si vous espérez trouver ici ce genre de chose et uniquement ça, il faudra vous attendre à être déçu. Vouloir que les gens se sentent bien et aient l’impression que tu mènes une vie idéale (la vie idéale que tu te projettes dans le net, d’ailleurs, y’a vachement d’égo la dedans, on gomme tout ce qui va pas, on rajoute des cupcakes et des arc en ciel et le tour est joué) , pourquoi pas, mais pour moi le problème vient du fait qu’il y a un déséquilibre entre ce qu’on pense vraiment, et ce qu’on montre aux gens. Nous sommes les hauts comme les bas, la tristesse comme la joie, la colère comme la compassion; et vouloir occulter une partie de tout ça , c’est comme ne montrer qu’une face de la pièce. C’est se mentir , et mentir aux autres.

Certains me répondront que garder un esprit positif et ouvert en permanence est extrêmement important , que des pensées positives et aimantes influencent sur tout ce que nous faisons et notre entourage; que pour être en phase avec ça, il faudrait simplement apprendre à contrôler nos pensées à la base pour n’avoir que des pensées positives, et que le reste suit. Et que montrer ses pensées négatives, c’est blesser tout ceux qui sont autour, et donc nous même par le même biais.

mfbrid

Personnellement, je pense que ce travail ne peut être effectué que si l’on a trouvé toutes les causes des « noeuds  » qui nous causent des souffrances; noeuds liés a notre expérience et nos rencontres. En attendant, je n’en suis pas encore là même si je travaille dessus. Et je continuerais à vous emmerder avec mes états d’âme et mes réflexions obscures.M’exprimer ici, c’est éviter de juger ou d’accabler quiconque de manière plus ou moins inconsciente parce qu’on se refuse de voir la vérité en face et qu’on ne veut pas assumer nos erreurs.   Parler de tous ces points qui fâchent, de notre état d’esprit est une manière de les assumer. C’est refuser le déni. Et une fois que tu as assumé toutes tes erreurs, que tu as assumé que tu puisses être une vraie saloperie et que tu as blessé des gens, que tu les as blessé, toutes ces choses n’ont plus lieu d’être, et coulent naturellement.

Alors que si tu essayes absolument de les cacher par tous les moyens que tu veux– un joli blog avec une vie parfaite, des mots creux et de belles images sachant que tu portes toujours une souffrance et du ressentiment–, il se produit un décalage entre ta vision idéalisée de toi même, ce que tu veux que les gens voient en toi, et ce que tu es a cet instant précis. Et dans ce fossé se glissent mal être, déni, honte de soi, et puis méfiance, paranoïa… Comme cette  Australienne ,star d’instagram, prise au piège de sa propre image, qui, lassée de se mentir en postant tous les jours des photos faussement naturelles sur lesquelles elle passait des heures à se mettre en condition pour se montrer sous son plus beau jour, décida de tout laisser tomber et d’expliquer les rouages du blog mode, avec tout ce que ça impliquait de sponsors et de manipulations en coulisses, et l’enfer qui en découlait.

445e1097

Image: la suuuuperbe BD Hellboy, de Mike Mignola.

Je ne dis pas que c’est le cas pour tous. Certains ont la vie qu’ils décrivent dans leurs blogs. Mais honnêtement, pourquoi avoir besoin de se justifier en la montrant à tous , alors que si tu es heureux, ça devrait te suffire à toi même? Pour encourager les autres sur ce chemin et montrer que c’est possible? Oui, mais ne pas passer sous cloche les difficultés. Etre réaliste, et honnête.

Pour moi, l’honnêteté est quelque chose d’extrêmement important. J’ai tendance à cacher beaucoup de choses, par peur d’être prise pour une folle, d’être jugée, de faire du mal à autrui…Il ne faut certes pas déballer tout son bagage au premier venu, mais il y a une certaine manière de montrer ça les autres. Et on peut très bien tout simplement ne pas parler de ce qui ne peut être compris par l’autre , mais mentir créé un genre de dissonance dans les relations. Et quand tu te rends compte que cette dissonance est trop grande , il est important de mettre les choses à plat, même si ça fait mal. Parler des choses qui fâchent ou de ce qu’on estime « pas en phase ».

Un ami, c’est quelqu’un qui va te dire ce qu’il pense quand il voit qu’il existe une dissonance dans ton comportement. Pas quelqu’un qui va te passer le baume en permanence et te dire que tout ce que tu fais c’est absolument formidable pour flatter ton égo en manque de reconnaissance. Si cette dissonance est justifiée, tu va te remettre en question et changer ton comportement pour être plus en accord. S’il s’est trompé et que sa réflexion n’a aucun effet sur toi, c’est qu’il s’agit d’une erreur de jugement. Et dans ces cas là ça n’est pas grave, on ne va pas lui en vouloir parce qu’il s’est gouré quand même! Si tu n’as aucun problème avec toi même, tu n’as aucune raison d’être touché par son raisonnement, et en discuter, ça le remet droit dans sa perception erronée qu’il pouvait avoir de toi.

Mais si tu décides de tout dénier, de rejeter la faute sur ton pote parce que ce qu’il a dit te fait te sentir inconfortable et remonte des vieux démons que tu avais envie de laisser sous le palier, tu te mens à toi même. Tu te confortes dans ta position confortable, parce que tu t’en fous, tes autres potes te passent du baume et ce sont eux qui ont forcément raison, c’est beaucoup plus agréable! Ca t’empêche de regarder ta propre ombre.
Mais tu crois quoi? Ton ombre, il faut que tu la regardes en face. Que tu l’acceptes comme étant une partie de toi même. Sans quoi elle ressurgira tôt ou tard, et influencera tes décisions et ta vision du monde; il vaut mieux en avoir conscience  , l’accepter et pouvoir comprendre son influence sur toi, et donc éviter les pièges qu’elle peut te tendre inconsciemment, que la laisser te prendre pour sa marionnette.

uigih

Oh toi ma pote, tu restes là!

C’est la problématique de la shadow de Carl Jung, et de l’inconscient que j’ai déjà abordé: tout ce que nous refoulons passe dans l’inconscient, et nous influence sans que nous nous en apercevons; alors que le travail, c’est justement de prendre conscience de tout ça. C’est partir explorer son âme, pour mieux communiquer avec les autres.

 

« Le point de départ est simple : la plupart des hommes ignorent leur ombre. […] Le plus souvent elle est projetée dans des troubles somatiques, des obsessions, des fantasmes plus ou moins délirants, ou dans l’entourage. Elle est « les gens », auxquels on prête la bêtise, la cruauté, la couardise qu’il serait tragique de se reconnaître. Elle est tout ce qui déclenche la jalousie, le dégoût, la tendresse1 »

 

« L’ombre est la personnification de tout ce que le sujet refuse de reconnaître et d’admettre en lui. Se mêlent en elle les tendances refoulées du fait de la conscience morale, des choix qu’il a faits pour sa vie ou d’accéder à des circonstances de son existence, et les forces vitales les plus précieuses qui n’ont pas pu ou pas eu l’occasion d’accéder à la conscience5 »

 

« L’ombre est quelque chose d’inférieur, de primitif, d’inadapté et de malencontreux, mais non d’absolument mauvais. » « Il n’y a pas de lumière sans ombre et pas de totalité psychique sans imperfection. La vie nécessite pour son épanouissement non pas de la perfection mais de la plénitude. Sans imperfection, il n’y a ni progression, ni ascension.2 »

Accabler autrui est une manière très simple d’éviter de se reprocher quoi que ce soit, c’est la solution facile. C’est dénier qu’on puisse être un monstre et en incomber la faute à autrui pour essayer de passer outre la culpabilité qu’on peut éprouver.

« De deux choses l’une, nous connaissons notre ombre ou ne la connaissons pas ; dans ce dernier cas, il arrive souvent que nous ayons un ennemi personnel sur lequel nous projetons notre ombre, dont nous le chargeons gratuitement, qui, à nos yeux, la porte comme si elle était sienne, et auquel en incombe l’entière responsabilité ; c’est notre bête noire, que nous vilipendons et à laquelle nous reprochons tous les défauts, toutes les noirceurs et tous les vices qui nous appartiennent en propre! Nous devrions endosser une bonne part des reproches dont nous accablons autrui! Au lieu de cela, nous agissons comme s’il nous était possible, ainsi, de nous libérer de notre ombre ; c’est l’éternelle histoire de la paille et de la poutre.11 »

fdsfzdsqx

On n’atteint pas l’illumination en imaginant des images de lumière, mais en prenant conscience de l’obscurité.

Publicités

Des histoires de polarités et de transmission de l’énergie

Je ne fais plus que de planter des arbres. Je sais très bien que je suis beaucoup trop vieux pour jamais profiter de leur ombre, mais je ne vois pas de meilleur moyen de m’occuper de l’avenir.

Correspondance de Voltaire âgé à ses amis, lorsqu’il était retiré à Fernais.

dc55354df951e4c301a9e4a018af8975

Scuplture: Ellen Jewett

Je le répèterais jamais assez, mais j’aime les arbres. Ils me calment. Pour moi qui ai tendance à être un poil nerveuse (si peu!) Ils sont salvateurs. En période de stress comme maintenant, je m’efforce de me caler sur leur verticalité, leur ténacité, leur lenteur, leur stabilité. Leur osmose, leur chant .

Ca m’intéresse souvent de relier connaissances scientifiques et « magie » si j’ose dire; me demander s’il y a une corrélation entre notre ressenti et la physique pure. Concernant tout particulièrement les échanges d’énergies, ce genre de truc. Comment peut on transmettre de l’énergie, comment est-ce que ça se fait par exemple qu’on puisse « ressentir » de manière différente deux arbres, ou deux espèces d’arbres différentes, ou deux animaux différents, deux humains différents, deux dieux différents? Et puis j’ai envie de dire, ç’est toujours pratique de justifier le fait que tu « travailles avec les énergies » avec une bonne explication bien rationnelle histoire qu’on évite de te caser direct dans le tiroir « bon pour la camisole »

Au niveau du vivant, il existe ce qu’on appelle la bioélectricité, correllé au bio-éléctromagnétisme. (atchoum, à mes souhaits merci) Pour essayer de faire simple, il faut partir du principe que toute vie produit un champs électrique (depuis la plus petite bactérie unicellulaire jusqu’à la baleine bleue en passant par le hamster de ton voisin) . Les impulsions électromagnétiques, allant et venant au gré des émetteurs/récepteurs des cellules, servent à transmettre des infos diverses et variées, des plus simples au plus complexes (les émotions par exemples, ou..la réflexion )  La plupart des vivants podruisent un courant électromagnétique: la terre envoie ces ondes électromagnétiqes, de même pour vénus, ou Uranus. ( a écouter par ici, c’est super flippant d’ailleurs, on se croirait dans Alien)

Les êtres vivants sont évidemment très sensibles aux impulsions électriques des uns et des autres, certains, comme les oiseaux migrateurs par exemples, s’en servent pour se diriger (en se repérant par rapport au champs magnétique terrestre), il y en a qui sont même équipés de récepteurs spécifiques pour chasser leur proie, comme les requins par exemple; d’autres encore s’en servent pour se défendre ou attaquer, comme la fameuse anguille électrique, ou Pikachu.

Pour les transmissions d’énergie entre tout ce beau monde, ça se fait comme dans les circuits imprimés de votre ordi (vous vous rappellez les cours du lycée?) , grâce à des échanges d’ions, positifs ou négatifs.

Curieusement, chez la plupart des êtres vivants, on observe que l’intérieur de la cellule est souvent chargé plus négativement que l’extérieur ; cette différence de polarité entre l’intérieur et l’extérieure , c’est le potentiel de la membrane. Ce potentiel peut être changé, grâce à l’échange d’ions entre l’intérieur et l’extérieur de la cellule, séparés par la membrane qui sert de « sas » (oué! comme le sas dans les stations spatiales! )

56711705

Courage les amis, on y arrive à la magie toussa. Un p’tit effort de neurones. Allez. Vous pouvez le faire. Et puis c’est toujours ultra classe de pouvoir sortir ça en soirée pour justifier scientifiquement que vous « travaillez avec les énergies » et vous éviter la case « fou à lier ».

Et quel est l’intérêt de tout ça vous me direz? Et bien toute polarisation créé ce qu’on appelle un champs magnétique (l’aura! on y arrive!)

Les cellules sont donc chargées naturellement négativement par rapport à l’environnement, et lorsqu’elles se chargent positivement , pour transmettre une info par exemple , en envoyant une impulsion électrique, il y a ce qu’on appelle une dépolarisation.

Pouf, la cellule chargée négativement devient chargée positivement. Et aparemment, lorsqu’on est « chargé » positivement, c’est là qu’on a tendance à se sentir pas forcément bien, déprimé, mal à l’aise, stressé. Alors que quand on est « négatif », on a tendance a être plus positif, psychologiquement parlant.

2zh2v6u

Va falloir vous y faire, j’aime les paradoxes .

Il existe aussi un état dans lequel les cellules sont hyper-chargées en ions négatifs, c’est l’hyperpolarisation. En gros, c’est quand vos batteries sont chargées à bloc;je me demande pas si par exemple les gens qui font du reiki et entrainent leur corps à recevoir et transmettre de grandes quantités d’énergies ne déclenchent pas un genre d’hyperpolarisation; les cellules « chargées » ne demandent qu’à se décharger, pouf on envoie les ions aux cellules qui en ont besoin et qui sont dépolarisées, et hop! ça va mieux! Pareil avec le travail avec les pierres, les plantes, les objets… Les échanges et les flux d’énergies nous permettent de « charger » un objet, ou de diriger, concentrer l’énergie d’une manière ou d’une autre.

Voila pour la partie transmission d’énergie, passons maintenant à la fréquence ( noooon mamie Aalzen! Pas encore de la science! J’en ai marre!)

La fréquence, c’est plus ou moins la vitesse à laquelle le champs magnétique vibre. C’est ce qui va faire que vous allez plus ou moins vous synchroniser avec quelque chose. Imaginez vous une onde qui oscille , comme un serpent qui danse; et bien toutes les cellules, les choses, possèdent un genre de signature du genre, un rythme propre (qui peut être formé de plusieurs harmoniques, comme en musique, comme pour un son) , avec des ondulations plus ou moins grandes. Les choses possèdent une ou des fréquences de résonnance, qui vont les faire osciller de plus en plus haut si on leur applique une énergie ayant plus ou moins la même fréquence. Et ensuite, qu’est ce qui se passe?

Soit le système atteint un état d’équilibre (qui dépend des éléments dissipatifs, c’est a dire de la capacité à disperser l’énergie qu’on a accumulée en trop), soit ça claque. Rupture. La fin des haricots. (et ouais, on vous avait jamais dit qu’il ne fallait pas jouer avec la fréquence de résonnance? Z’avez déja entendu parler de Napoléon? Son armée à marché au pas sur un pont, et malheuresement pour eux la fréquence de la marche était la même que celle des matériaux du pont; Il s’est mis a osciller de plus en plus fort, jusqu’à craquer et précipiter tout ce beau monde dans le fleuve.)  Sinon on peut appliquer une certaine fréquence, ça commence à vibrer, et puis après ça retourne normalement à l’état d’équilibre.

57421304

Bon pardon. C’est le dernier meme promis. J’essaye juste de garder un peu plus longtemps votre attention, cher public.

L’intérêt de tout ce baratin scientifique justement, c’est que ça nous permet de comprendre comment fonctionne l’échange d’énergie, et comment est ce qu’on peut appliquer ça a notre relation avec les pierres, les esprits, les gens, le plantes… Il est normal qu’on se sente plus à l’aise avec certaines pierres, plantes ou gens qui correspondent plus à notre(s) fréquence(s) de résonnance, qui vont permettre de faire circuler l’énergie plus ou moins intensémment. Pour cette histoire d’ions positifs/négatifs, on peut relier ça à ce qui nous « pompe » notre énergie, ou ce qui nous en donne, à notre capacité à nous charger/décharger. Evidemment, on ne se trimballe pas avec un laboratoire d’électromagnétique ambulant pour pouvoir « sentir » tout ce qui se passe et convertir tout ça en sinusoidales et autres joyeusetés, je pense plus simplement que nos ressentis énergétiques sont en quelque sorte une façon de transmettre tout ça en un langage plus simple et compréhensible à notre niveau, et de nous permettre à notre tout d’influencer sur notre environnement, d’agir consciemment lorsqu’on se sent « à plat ».

Normalement, il n’y a que les êtres vivants qui devraient être capable de produire un champs magnétique. Les « inanimés », comme les objets, ou les pierres, ou le son, ne sont pas sensés avoir de champs magnétique; mais par leur structure, ils peuvent l’amplifier (les cristaux par exemple, selon leur agencement, leur composition…sont de très bons amplificateurs…ou changeurs de fréquence) , ou le stabiliser, ou le recharger. Et puis il ne faut pas oublier non plus que la terre est pleine d’organismes vivants, pareil  pour l’eau .

Les couleurs, qui, on le sait maintenant, possèdent chacune une fréquence différente ( le rouge est la fréquence la plus basse, le violet est la fréquence la plus haute, du moins sur le spectre visible, car après il y a les infra-rouges et ultra-violets) sont autant de moyens d’agir également sur l’énergie, tout comme la musique, ainsi que tout ce qui possède un rythme, comme les mandalas, la danse… A nous d’utiliser celui avec lequel on se sent le plus à l’aise!

Un dernier petit truc: vous vous êtes certainement dit en lisant tout ça « ah mais c’est la fameuse « fréquence vibratoire » dont on nous rabat les oreilles en new age! Oui, certainement, mais là encore faut faire attention aux abus. J’entends partout que ‘le mieux c’est d’avoir une fréquence vibratoire élevée ». Mais non, pas du tout! Ca accumule juste plus d’énergie, mais rappellez vous l’histoire de Napoléon et du pont diantre! Trop d’énergie, ça détruit le système. Il faut juste atteindre un point d’équilibre, on peut avoir besoin de fréquences plus hautes , ou plus basses, selon les besoins. Et encore une dernière chose avant que je vous laisse cogiter sur tout ça: la purification, vous pensez que c’est quoi dans tout ça?

Pour moi, une purification, c’est juste ramener les cellules à leur état d’équilibre, tout simplement. Leur ramener des ions négatifs ou en donner, selon le besoin, créer une circulation dans notre propre corps, celui d’autrui ou une pierre , une chose, afin qu’elle regagne son équilibre. Et la charger, c’est la mettre en hyperpolisarisation, pour qu’elle puisse a son tour donner de l’énergie et des ions négatifs.

Allez. Je vous laisse avec le chant de la terre enregistré par la nasa, c’est magnifique, on dirait des chants de baleine! (au final, c’est ptêt elles qui ont tout compris avec leurs chants…)

Cueillette de plantes sauvages: Alliaire officinale, nombril de vénus et douce-amère

Hello les gens! Ca faisait longtemps non? (au moins UNE SEMAINE!)

Bref. Me revoici, surfant sur les vagues de mon installation en Irlande. Sans vouloir trop m’attarder sur ma vie, je me suis installée tranquillou, je commence la reconnaissance des environs, je me balade pour trouver des coins tranquilles pour me ressourcer dans la nature (je suis tombée sur un tilleul gigantesque juste à côté d’une petite rivière…sublime, dommage qu’il y aie pas mal de déchets, va falloir que je ramasse tout ça , ça sera une bonne offrandes aux esprits du lieux) , j’essaye d’être sociale comme je peux , je reconstruis tout doucement mon espace en tissant ma toile un fil après l’autre.

tumblr_nolpliJufv1syb85xo1_1280

Illustration: Lucien Lévy-Dhurmer

J’essaye de ralentir. Prendre conscience de tout ce qui me reste à faire, y aller étapes par étapes . Se structurer au sein d’un nouvel espace n’est jamais facile, la perte de repères est toujours extrêmement fatigante pour le moral et le le physique, tu dépenses une montagne d’énergie hallucinante à trouver un compromis entre essayer de te protéger  et en même temps s’adapter et apprendre de son nouveau milieu, tel un petit poisson rouge balancé au milieu de l’océan (NEMOOOOOOOO!)

Je ne suis pas quelqu’un de particulièrement sociable à la base, je me sens toujours mieux seule au milieu des arbres qu’en compagnie nombreuse; j’adore les gens, c’est juste que je me sens très vite enfermée, ou opressée au sein d’un grand groupe . Tu as l’impression d’être décalée, à côté de la plaque, obligée d’exercer un contrôle sur ce que tu es pour rentrer dans le moule sociétal. Et même si ce jeu en société est indispensable dans les relations humaines, il m’a manqué durant toute ma jeunesse, et encore maintenant, je n’ai pas encore ce petit quelque chose qui fait que tout coule de source dans la relation avec l’autre; c’est comme si je m’imposais en permanence un « filtre » qui m’empêcherais de ressentir trop profondémment ce qui m’entoure.

Mettre à bas ce « filtre », comprendre pourquoi et quand il se met en place, et comment le contourner pour prendre du plaisir à être avec les gens au lieu de se perdre dans les méandres des suggestions et projections mentales qui ne font que t’enfermer encore plus en toi même est un sacré travail de tous les instants.

C’est un travail de prise de conscience, de compréhension des mécanismes de défenses qu’on a pu développer à cause/grâce à nos expériences passées et notre sensibilité.

Simplement laisser les choses couler lorsqu’on les sens venir, laisser couler les sensations qu’on capte, celles qui viennent de nos défenses. Ne pas fermer nos portes, laisser le flux du monde et des autres entrer en nous. Ne pas laisser l’eau stagner en nous, tous ces souvenirs, peurs, angoisses qui se transforment en une eau noire qui nous enlise, transforme une partie de nous en un marais insalubre (et vive les moustiques et les crocos là dedans) .

Demande à l’eau de couler. Ne te ferme pas. Si tu es en colère contre quelqu’un, c’est que ça te renvoie à quelque chose que tu n’aimes pas chez toi. Si tu es dure avec les autres, c’est parce que tu es dure avec toi même . Si tu traites autrui avec respect , tolérance et gentillesse, tu fais de même avec toi même.

Chère Baba Yaga, les gens me disent parfois que j’ai l’air faché alors que c’est juste que je m’ennuie. Est-ce qu’ils voient quelque chose en moi que je ne vois pas moi même?

Baba Yaga

L’ennui est comme le dessus d’une vieille souche détrempée, l’eau de pluie qui tombe dans ce petit puits rend possible la décomposition vers laquelle les cellules se laissent naturellement aller. Que se passe-t-il donc en toi pour que tu stagnes si facilement? Remues l’eau morte et regarde ce qui se passe tout au fond.

Via Taisia Kitaiskaia

Il me reste encore pas mal de travail à faire là dessus, mais j’ai l’espoir d’arriver à renverser la tendance!

En attendant je m’attelle à reconnaître les plantes du coin que j’intègre petit à petit à mon alimentation. Je me suis achetée un mini-blender, c’est ultra pratique pour faire des genre de pestos végétaux: tu prends tout ce qui te passes sous la main, tu mixes avec de l’huile d’olive, du citron et de la sauce soja et hop! T’as un super truc à tartiner sur ton pain du midi (tu peux même pousser l’awesomitude jusqu’à faire ton pain toi même, mais bon faut avoir un four et du temps devant soi!) Je fais déja quelques salades avec du plantain, des jeunes feuilles de tilleul (ultra bon et très doux, je vous conseille!), quelques orties cuisinées comme des épinards et de la vesce comme dans l’article précédent, et j’ai appris à reconnaître trois nouvelles plantes que je vais vous présenter par la suite (toutes les plantes que je vous présenterai dorénavant sur ce blog seront des plantes que j’aurais touchées, senties,et goutées quand comestibles, et cueillies avec mes petites mimines):

-L’Alliaire Officinale ou herbe à ail ( Alliaria petiolata )

alliaria_petiolata

Elle est aparemment devenue envahissante aux états-unis, en tout cas en France je n’en ai presque pas croisé, mais j’en ai trouvé par ici. Elle aime bien les clairières et les lisières de forêt, les bords des murs, il ne faut pas la confondre avec les Dentaria, Osmorhiza claytonii,et Saxifraga virginica : vous pouvez la reconnaître facilement grâce à l’odeur légèrement aillée que dégagent ses feuilles lorsqu’on les froisse (l’odeur est un très bon moyen de reconnaître les plantes médicinales et/ou toxique) et la forme caractéristique des feuilles.

Vous pouvez en faire des pestos, des salades, cuire les feuilles comme des épinards, ou encore se servir de ses graines pour faire un genre de moutarde (d’où le nom anglais Garlic Mustard ) . Les feuilles sont tendre , pas poilues ou coriaces comme peuvent l’être d’autres plantes sauvages; et en plus ça a plein de propriétés médicinales: elle est diurétique, on l’utilise aussi pour traiter l’asthme, ou la goutte, ou encore fraiche en cataplasme, pour désinfecter .

Et nos ancêtres les utilisaient déja depuis trèèès longtemps, la preuve, on a même retrouvé des traces de graines sur des poteries datant de 6000 AVT JC! (whouuu, prends ça dans les dents)

Le Nombril de Venus (Umbilicus rupestris)

Alors celle-ci, impossible de la confondre avec une autre plante. Ca ressemble un peu a une espèce de cactus qui aurait copulé avec une girolle, c’est gorgé d’eau (une plante « succulente » on dit aparemment en botanique, et je vous assure que mon palais la confirme comme succulente également au niveau culinaire). Elle aime les vieux murs, les vieilles pierres toutes humides, les endroits ou le soleil ne passe pas très souvent. Je ne me souviens pas en avoir vu en France mais je sais qu’il y en a , en tout cas ici, au royaume de l’humidité et des vieilles pierres, elle s’en donne à coeur joie la petite!

Celle-ci par contre , il vaut mieux éviter de la cuire, c’est un peu un gros gâchis; le meilleur moyen de la cuisiner, c’est fraîche, en salade. N’oubliez pas de cueillir celles qui sont hors d’atteinte des pipis et cacas de renards ou autres ragondins (qui transmettent la leptospirose), c’est préférable lorsqu’on consomme les plantes crues. En plus elle a un super goût, qui peut être légèrement amer lorsqu’elles sont vieilles ou qu’elles produisent des fleurs.

Nicholas Culpepper , un physicien, astrologiste, botaniste et herbaliste (qui n’est pas très considéré aujourd’hui, car il appliquait une classification astrologique aux plantes, on comprenne que ça plaise moyens aux scientifiques modernes) lui prétait des vertus dépuratives, et un effet particulièrement bénéfique sur les reins: elle est sensée être efficace contre la plupart des maux d’origine « chaude »:

« Boire le jus ou l’eau distillée de nombril de Vénus est très efficace contre toutes les inflammations ou échauffements non-naturels, pour refroidir une brûlure d’estomac, un foie chaud, ou les intestins: les feuilles, le jus, ou l’eau distillée, appliqués en externe, soignent les boutons, l’ergotisme (un genre d’intoxication provoqué par la consommation d’un champignon présent dans le seigle), ainsi que d’autres échauffements externes. Le jus ou l’eau aide à purifier les reins stagnants, qui sont blessés ou ulcérés par les calculs; ils font aussi uriner, sont efficaces contre les oedèmes et aident à dissoudre les calculs rénaux. Lorsque qu’on l’ utilise dans un bain, ou écrasée pour en faire un onguent, elle calme les veines enflammées; et est également très efficace contre la goutte et la sciatique, et combat les noeuds présents dans le coup ou la gorge, qui se nomment le mal du roi: Le jus ou l’onguent soignent les engelures et les bleus, en les aidant a disparaître rapidement. »

Pour plus d’infos , n’hésitez pas à aller checker la vidéo suivante, qui vous permettra de bien reconnaître le nombril de Vénus:

Nous allons donc finir notre petit article avec une PLANTE TOXIQUE! (yeaaaah vous l’attendiez celle là, avouez! Une plante magique :D) j’ai nommé la très jolie Douce Amère (Solanum dulcamara)

9f77fc30b3bac73875c562e8602b84db

(dorénavant, j’utiliserai cette illus de Pam Wishbow pour parler des plantes toxiques, histoire d’être sure et certaine que quelqu’un qui aurait lu l’article en diagonale ne s’amuse pas à les ajouter à sa salade)

solanium dulcamaria

Jasmin à gauche, douce-amère à droite, et l’insecte c’est un magnifique sphinx à tête de mort et sa chenille de toutes les couleurs

La douce-amère fait partie de la famille des Solanacées (en anglais on les appelle les Nightshade, c’est quand même vachement plus classe), dont font partie entre autres la Belladone, la Datura et la Mandragore, et aussi…la patate. Et oui la patate on dirait pas comme ça, mais c’est sacrément badass. On consomme les tubercules (donc la chose informe que nous appellons « pomme de terre »), mais les feuilles , et toutes les parties vertes des turbercules sont toxiques et contiennent de la solanine, un poison assez violent, que seule la larve de quelques papillons comme le Sphinx tête de mort peuvent boulotter tranquillou, alors que ça peut vous allonger raide mort . La solanine provoque des troubles cardiaques, vomissements, nausées, diarrhées, paralysies, fièvres, hallucinations; évitez de manger des feuilles de patate si vous voulez vous tapez un trip, les effets secondaires risquent de vous gâcher le voyage.

La Douce Amère aime les endroits un peu sombres, et surtout très humides, comme les bords de vieux murs ou les points d’eau.

En magie, elle est réputée être protectrice lorsque accroché dans un endroit secret de chez vous, ou aider a soigner les souvenirs amers lorsque portée sechée, dans un petit sachet par exemple. Elle est utile si vous faites de la magie Faery (ce que je ne pourrais pas confirmer, je n’en fais pas) , et est associée à Mercure et Saturne.

La Douce-amère est moins toxique que ses congénères, aparemment les amérindiens l’utilisaient en pommade pour traiter l’arthrite, les tumeurs, les problèmes digestifs… Mais là encore, je ne vous conseillerais pas de faire de même!

Vous pouvez trouver d’autres informations sur la douce amère par ici, mais c’est en anglais!

Solanum_dulcamara(2)

Allez des bisous à tous, et à la prochaine!

Nez dans l’herbe et sang de sève

Voilà. Je vous propose un truc les petits loups. Vous vous posez tranquillou, vous appuyez sur « play » ,et vous quiffez la vie en écoutant du Hildegarde de Bingen (une abesse de je-ne-sais-plus-quel-siècle, une fille incroyable qui a pondu un nombre effarant de textes sur les propriétés des plantes et pierres, la philosophie, la musique, les enluminures… Oui, je ne sais pas comment elle avait eut assez de toute une vie pour faire tout ça) .

tumblr_nlr3ebO0Tk1tlbsrbo1_540

On ne prend jamais assez le temps de faire les choses, de s’imprégner de ce que chaque chose nous donne. L’ancrage, par la terre, par le contact avec tout ce qui nous entoure, créé des courants avec ce tissu de la vie qui frémit sous nos impulsions. Pas d’ancrage, pas de chocolat   et c’est le carnage assuré. Peurs, angoisses, insatisfactions, insécurité …Si t’es pas en alignement avec le monde, il se créé un décalage, tu deviens Soul Blind. (j’avais fait un petit article dessus si jamais ça t’intéresse, petit internauteur en voyage dans l’outre-espace la blogosphère). Tu sens qu’il y a un truc qui cloche, et tu dérape. Bim dans les graviers. Que faire pour retrouver cet alignement? Ce qui nous parle le plus.  Jardiner, courir, faire du Kung Fu, du Tai-Chi, du dessin, de la pâte à sel ou des bougies , du moment que ça nous rends conscient.

Allez hop, voilà petit extrait de Tribulations d’une chamane à Paris, de Corine Sombrun parce que je l’aime bien et que ça explique plutôt bien le shmilblick:

A force de faire plusieurs choses a la fois, je ne prenais jamais le temps d’écouter ce que chacune me disait.  » C’est pour ça que tu es fatiguée. Dans ton agitation, tu ne peux pas voir tout ce qui t’entoure, les couleurs, les odeurs, les goûts, les textures t’offrent une énergie inépuisable. Mais, pour les recevoir, tu dois déjà apprendre à leur donner ton attention. »

Et j’ai compris soudain pourquoi ses gestes à elle me semblaient posés, profonds, enracinés. Uniques. En les faisant, en les pensant, en les écoutant les uns après les autres, elle pouvait en capter toutes les énergies.

Pour moi qui suis un poil hyperactive (syndrôme de l’ère numérique?) , c’est un véritable challenge que de me reposer et de prendre conscience de chacun de mes gestes. Souvent, dans mon cas, au lieu d’avoir une circulation fluide entre la pensée et l’acte, la pensée part dans toutes les directions à la fois et le geste, déstabilisé et désorienté par ce chaos , se heurte aux possibilités et finit par foirer (comprendre: je casse un truc ou je frappe quelqu’un sans faire gaffe).

Il faut tout réapprendre. C’est long. C’est chiant. Ca demande de se structurer; en ça travailler avec Athéna est salvateur, je ne la remercierais jamais assez. Elle met de l’ordre dans mes pensées, en me forçant à réfléchir à mes actes et mes pensées, à remonter à la source à chaque fois que je joue au chat et à la souris avec moi-même, me forçant à régler les problèmes plutôt que de les enterrer sous le paillasson .

Un vendeur de pierres m’avait dit un jour que j’étais comme l’obsidienne ou l’opale: sans structure (tiens donc, mes deux pierres favorites). Vitreuse, ou Hyaline , histoire de faire plus scientifique: les cristaux présents dans les autres minéraux ont eut le temps de se former avec le temps, de grandir et de choisir une structure , de se canalyser. Alors que dans les structures vitreuses, l’énergie peut se disperser dans tous les sens, c’est le royaume de la potentialité et des chemins multiples; le seul moyen de leur donner une forme, c’est de les sculpter, ou de les briser. (ou les deux?) Et alors? Dois-je me sculpter en flèche, en miroir, en galet poli? En éclat?

DSC_4693

Ma dernière acquisition: Jean-René, une mini-opale de feu. Je suis absolument fascinée par les merveilleux relfets de l’opale, j’en ai acheté deux autres mais je vous présenterais Melchior et Balthazar une autre fois!

Enfin. Je dévie. Revenons à la terre. Depuis quelques mois, je fais un gros travail d’ancrage. Lorsque je faisais des apnées du sommeil, j’étais beaucoup plus fatiguée, mais beaucoup plus « ouverte »: j’avais souvent des perceptions accrues, des états de veille étranges entre deux mondes…Mais ça venait toujours de manière complètement incontrôlée. Tu me demandais de m’asseoir et de rentrer en transe comme ça hop, c’était mort. Et puis bonjour au taff les apnées du sommeil, quand tu es en mode zombie h/24 , que tu n’arrives pas à aligner trois mots ni à te concentrer sur ton écran, et que parler aux autres te demande un effort tellement considérable que tu préfères pioncer avec de la musique dans les oreilles, l’esprit entre deux eaux et le corps bien content de se laisser aller à l’état d’apoplexie .

A commencé un très long travail d’ancrage, une bonne grosse purification bien bourrine pour délier les principaux blocages, un réapprentissage de la perception de ce qui m’entoure.Yoga, balade, jardinage. La terre. Les végétaux. En me collant à un arbre, en étendant ma perception, j’ai l’impression de comprendre comment l’arbre me perçois: comme un hamster. Qui passe son temps à courir dans sa roue, à mordre les barreaux, à grignoter sa graine de tournesol et a rester coincé dans son tube parce qu’il est trop con et qu’il croit qu’une fois dedans, il peut faire marche arrière.

Ok , arbre. Montre moi. Plante, enseignes-moi.Même si je perds en « perception », tant pis .(c’est ce qui s’est passé, je n’ai plus de visions de ouf ou d’espèce de transes chelou de demi sommeil comme j’avais avant, va falloir que je regagne ça à la sueur de mon front, je me sens comme Lyra qui a perdu la capacité de lire l’aléthiomètre, c’est assez frustrant j’avoue)

J’ai commencé à travailler un peu un bout de jardin durant mon temps passé à la campagne, j’ai planté de l’engrais vert pour revitaliser la terre fatiguée.

DSC_4685

Il y a deux mois il n’y avait que de la terre nue à cet endroit, mes graines s’en sont données à coeur joie, une vrai forêt vierge (je suis sure qu’il y a un vélociraptor de planqué là dedans)

Je me suis un peu interessée a la permaculture, pour quand j’aurais mon vrai chez moi , parce que j’aimerais être autosuffisante autant que possible et manger MES tomates, et puis j’ai potassé aussi le super bouquin Vivre en pleine nature, de François Couplan. Ca n’a rien à voir avec Man Versus Wild, je vous rassure.

manvswild

Alors là, je viens de tuer ce crocodile avec mon pouce, je vais donc le dépecer avec un couteau fait en ongle incarné taillé et en faire une bonne soupe,et après je dors dans ses intestins pour me tenir chaud durant la nuit.

Non. Vivre en pleine nature est axé sur la survie douce, ne pas rejeter toute « civilisation » mais apprendre à se démerder avec le minimum, bâches, pastilles pour désinfecter l’eau, sac de couchage, farine complète, huile, sel et surtout apprendre à reconnaître et respecter les principales plantes sauvages. François Couplan a pas mal travaillé avec des peuples amérindiens, la notion de respect et d’harmonie avec la nature, l’échange avec les esprits est sous-jacent dans toutes ses démarches: tu ne prends que ce dont tu as besoin, tu en fais bon usage, tu demandes, tu remercies.

J’ai commencé à tester quelques plantes, les plus faciles a reconnaître sans risquer l’intoxication, en les intégrant petit a petit a mes menus, histoire de ne pas changer d’habitudes trop violemment.

Parce que les plantes sauvages, ça a une sacré énergie, et ton corps n’est pas habitué à ça. Ca a des gouts, des textures inhabituelles, et puis tu le sens quand tu l’ingères. Tu es ce que tu manges; l’addage prend ici tout son sens. Quand tu manges, tu te « charges » de tout ce que ta nourriture à été. L’endroit ou elle a poussé , ou gambadé, ou nagé, ce qu’elle a elle même ingéré, son histoire. Un transformation, une incorporation s’opère.

Les plantes sauvages ont beaucoup plus de minéraux, de vitamines et d’acides aminés que ne possèdent la plupart des légumes cultivés aujourd’hui. Il faut évidemment prendre quelques précautions avant de s’y mettre sérieusement, s’armer de courage (je vous rassures, jusqu’ici je ne me suis jamais retrouvée a vomir mes tripes, ni même a ressentir la moindre nausée; par contre desfois c’est chaud à manger, trop d’énergie , tu as l’impression d’être calée direct)

Je vous filerais quelques tips dans le prochain article, ou je vous posterais plus en détail mes cueillettes et quelques trucs a respecter avant de se mettre /en se mettant/ à la cueillette sauvage.

DSC_4656

Et pour finir, un bel exemple de foirage: le vin de sureau qui était juste dégeulasse (vieux gout de pipi bonjour) . Dommage, la photo était classe.

L’oracle des couleurs, de William Berton

2483

 Le monde créé est en quelque sorte la manifestation de ce à quoi vous croyez.

Et ce que vous croyez répond à votre besoin qui lui -même correspond à l’attache par laquelle vous avez trouvé un sens à donner aux choses.

Ce sens dépend de votre histoire personnelle. Le sens que vous donnez vous arrange, soit qu’il justifie un comportement, soit qu’il tente de le réparer, soit qu’il cache un pressentiment.

Quel que soit le fait plausible auquel il se réfère, la croyance n’exclut en rien l’idée qu’elle puisse être une projection d’idées auxquelles vous croyez. Un enfant qui n’a pas d’a priori sur une situation ne peut l’imaginer. De sorte que, sans croyance, on ne peut se confronter à une réalité.

Au nacre, vous allez découvrir à quel point la paix de ce monde ne tient qu’à des idées préconçues. La guerre aussi, d’ailleurs. Guerre et paix sont complémentaires l’une de l’autre. Elles s’engendrent mutuellement. Alors, plutôt que de parler de paix, parlons de silence.

L’oracle des couleurs, carte Nacre Lumière.

L’oracle des couleurs est un jeu de cartes que j’adore utiliser; il se présente sous une forme très simple, et fait appel à des mécanismes inconscients basiques, des significations et perceptions universelles. Bon, ça  ressemble un peu à première vue à un de ces ééééénièmes bouquins qui nous rabâchent les oreilles avec le développement personnel, mais je vous assure, c’est très bien foutu!

Le langage des couleurs est quelque chose dont je suis très proche, tout d’abord parce que je dessine à mes heures perdues (eeeet ouiii), et qu’ensuite, j’ai tendance à lier mes perceptions des énergies et entités à des couleurs ou formes: parfois, cela m’apparait par des vagues de couleurs, d’autres des mandalas. En général il faut que je me concentre un poil pour « percevoir » si j’ose dire les couleurs; autrement si ça venait comme ça sans que je ne demande rien à personne, ça serait un peu bifrost party dans ma rétine du troisième oeil.

my eyes

Oui voila. Exactement. Où sont mes lunettes à éclipse solaire?

lot_de_carte

L’oracle se compose sous la forme d’un jeu de 90 cartes , elles même divisées en 45 couleurs recto, et 2 couleurs verso: en gros, pour chacune des couleurs ; vous avez accès à deux versions: une version « lumière », de couleur dorée, qui est plus liée à ce qu’on appellerait « le ciel »: la tête, les chakras supérieurs, les énergies qui viennent du haut (etwais, on est vachtement axés sur le système de colonne, comme les arbres avec des énergies qui circulent principalement de bas en haut et haut en bas) ; et une version « matière », de couleur rouge, liée aux chakras du bas , à la terre, au matériel. Vous pouvez lier ça a la dualité Shakti/Shiva Hindoue, ou encore au dieu/déesse de la Wicca, au blanc/noir du Ying et du Yang, comme vous le sentez suivant vos croyances.

Le jeu de cartes vient avec un petit livret d’explications pour chacune des cartes , explications du reste très complètes, qui ont le mérite de faire appel à des mécanismes psychologiques, des concepts abstraits, des énergies et des archétypes plus que de les ancrer dans des univers bien particuliers (héroic fantasy, druidisme, wicca, chamanisme …) . Du coup, il y a une simplicité, un dépouillement, une douceur et une intelligence dans ce jeu qui me parle énormément; j’avais commencé à le tirer une fois par jour, pour voir « l’énergie de la journée », puis j’ai commencé à poser des questions plus spécifiques, sur les dieux, esprits, les gens, des problèmes personnels… Et il s’est avéré d’une grande justesse , même s’il est parfois un peu difficile d’accès car faisant appel à des notions parfois un peu abstraites (le problème de la généralité, justement!)

Enfin voilà, si vous avez l’occasion d’y jeter un coup d’oeil ou de l’essayer, n’hésitez pas!

Me as anyone

Je me réveille presque tous les matins avec une chanson en tête.

Ce matin, c’était Death of the author, de Jenny Hval.

Me as anyone

Me bare and barely

Me by nightvision

Me in this mirror

Me without a face

Me without your body

…Who do you think you’re killing

J’ai parfois l’impression de passer de l’autre côté du mirroir, comme Alice et son lapin blanc. Se retrouver prise au piège d’une partie d’échecs dont on ne comprends pas les règles, prise dans ce tourbillon de choses qui semblent avoir un sens pour une élite, prise dans un système tellement extérieur au mien que je n’en comprends pas les tenants, et les aboutissants. La société par exemple, qui semble être régie par un système qui ne fonctionne plus pour le bien être de ceux qui l’ont fabriquée, nous les hommes, mais qui a commencé a prendre une sorte de vie propre, une vie absurde, qui la pousse a la conservation. L’économie, le capitalisme ne veut pas mourir. Il veut s’étendre , continuer a pousser ses racines plus loin dans la terre des hommes, et creuse un fossé entre eux mêmes et la terre qui les a nourrit. Consommer, payer, l’industrialisation massive , l’agriculture intensive, la société de consommation sont autant de symptômes de ce dérèglement absurde.

Alice_in_Wonderland_by_Arthur_Rackham_-_15_-_At_this_the_whole_pack_rose_up_into_the_air_and_came_flying_down_upon_her

– Voilà donc de la gloire pour toi.
– Je ne comprends pas ce que vous voulez dire, dit Alice.
Humpty Dumpty sourit dédaigneusement.
– Évidemment que tu ne comprends pas — pour cela il faut que je te le dise. Je veux dire : Voilà un argument décisif pour toi !
– Mais  » gloire  » ne veut pas dire  » argument décisif « , objecta Alice.
– Lorsque j’utilise un mot, dit Humpty Dumpty avec mépris, il signifie exactement ce que je choisis qu’il signifie — ni plus, ni moins.
– La question est de savoir si vous pouvez faire signifier aux mots autant de choses différentes, dit Alice.
– La question est de savoir qui est le maître, et rien d’autre, dit Humpty Dumpty.

C’en est même arrivé a un point ou les gens en deviennent Soul Blind, comme je l’ai expliqué dans le précédent article. Sans attaches et persuadés de l’absurdité du monde, ils commencent a se réagir, parfois de manière radicale en rejetant la société en bloc (ne soyons pas non plus totalement hypocrite, certaines choses dans l’avancée de la science nous sommes confortables et indispensables; la vie était dure avant et je ne sais pas si certains de ces radicaux accepteraient de revenir a ce genre de condition, c’est comme vouloir le beurre et l’argent du beurre)

Néammoins, cette réaction a l’effet d’un prise de conscience radicale. On finit par déchirer l’absurde voile, pour retrouver ses racines et notre lien au sens du monde. Après bien des échecs et des bleus, des ecchymoses,  ongles retournés et idées brisées, on retrouve ce pourquoi on a envie de tenir debout, ce pourquoi on a envie de nous battre. On retrouve le sens de tous nos gestes; on réapprend a faire attention a nos actions, aux rituels de tous les jours.

Cuisiner, jeter les miettes aux oiseaux ou verser un restant de verre de vin en offrande aux esprits du lieu, demander la permission lorsqu’on pénètre la propriété d’autrui, penser a nourrir notre Feu avec quelques plantes que nous avons mises spécialement a secher pour lui, penser a mettre des graines pour les oiseaux dehors lorsqu’il fait froid, souhaiter la bienvenue a des amis, apporter des cadeaux lorsques nous sommes invités…Tous ces rites prennent sens lorsqu’on comprend enfin pourquoi on les fait. Le Don. La rune Gebo: donner pour recevoir, le sens du sacrifice. Retourner la vie qui nous a été donnée, afin qu’elle puisse évoluer, se transmettre et se répandre, se contracter et se répandre a nouveau.

Ce que nous possédons est ce que nous avons donné, disait  Gabriele d’Annunzio.