Your heart out of your chest (ou l’expérience de la sensibilité)

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Image: Sachin Teng

Bon je commence par un mini coup de pub (boouuuuuh oui huez moi et lapidez moi avec des poireaux, je le mérite), mais j’ai ENFIN une page facebook! Si vous avez envie de suivre l’actualité du blog , n’hésitez pas à liker et partager, vous aurez droit à des bisous virtuels de ma part. (quelle chance!)

Voilà. Maintenant que j’ai profité de vous comme il se doit, revenons en au coeur du sujet (oui j’ai mis un titre en anglais. Je sais pas pourquoi mais je trouve que ça sonne beaucoup mieux comme ça, c’est comme les chansons en anglais, tu ne les traduis pas parce que sinon ça perd tout son charme)

Me revoici donc armé de mon clavier, une tasse de tisane de tilleul fraîchement cueuillie (c’est la saison en ce moment! Si vous avez des tilleuls près de chez vous, faites vous plaisir! C’est très facile à faire sécher en plus, il faut cueillir les fleurs et les espèces de longues feuilles vert clair qui pendent à côté, lorsque que quelques fleurs commencent à s’ouvrir sur le bouquet) pour vous parler de la …sensibilité. Cette vertu si controversée, qui peut être parfois une aide précieuse ,  souvent considérée comme une tare ou une malédiction par ceux qui la possèdent en trop grande quantité. Cette chose qui vous donne l’impression que soudain, quelqu’un vous extirpe le coeur de la poitrine, et tire, tire, et que toutes vos veines, tous vos nerfs encore reliés à l’organe palpitant frémissent et se tendent de toutes leurs forces pour ramener ledit organe à la place qui est sensée être la sienne. Cette exhalation, cette peur, cette tristesse, ces épines, ces brulures, éclats de glaces ou chaînes d’aciers, ces vagues de douceurs qui nous font monter les larmes aux yeux ou font passer l’arme à gauche à notre petite cervelle surchauffée par cet afflux de sensations et de sentiments. L’hyperempathie. L’art et la manière de pouvoir se mettre à la place d’autrui, au point qu’on se fonde en lui , au point d’en perdre parfois toute sensation du soi. Percevoir son amour, ses peurs, ses souffrances. Sa peine. Ses doutes.

J’ai toujours fui ces sensations étant petite. Je fermais les yeux devant tout ce que je percevais. S’en était trop pour moi , plus que je ne pouvais en supporter. Je parlais surtout avec les adultes. Je me sentais séparée de ceux de mon âge. Je pleurais, beaucoup et souvent. J’avais l’impression de comprendre exactement pourquoi telle personne agissait de la sorte, pourquoi elle parlait de cette manière, ce que cela cachait. J’étais malade trois jours avant de partir en colonie de vacances, tellement ça me faisait peur. Je me sentais lacérée, trahie, submergée par une tristesse et une colère infinie pour des choses qui ne causaient à autrui qu’un froncement de sourcil. Etait-ce moi? Est ce que je faisais des idées sur les autres? Est ce que je pensais comprendre, mais que je n’étais au final que dans mon monde, que tout ce que je m’imaginais sur autrui était une simple projection de mes délires d’enfant solitaire?

Ces questions bourdonnaient tout autour de moi comme un essaim de moustiques affamés, ne me laissaient aucun répit. Comment faire confiance à mes sensations dans ce cas, puis-ce que tout n’est peut être qu’un pur délire? J’ai continué à fuir.

Je me sentais mal lorsque les gens qui m’entouraient se sentaient mal. Au point que j’en tombais malade, parfois. Je dormais très mal, mes rêves étaient entrecoupés de rêves en sursaut, de crises de somnambulisme. Des rêves étranges, comme si je plongeais au coeur d’autrui. Cette fois ou je me suis littéralement sentie glisser dans autrui le temps d’un battement de coeur, à l’orée du sommeil. Le ressentir le temps d’un éclair, comme si j’étais lui . Et puis l’obscurité qui te cueille dans ses griffes, cette chanson terrible que tu chantes une nuit, entrecoupée de tremblements et de sursauts; tu t’aperçois le lendemain que cette nuit là était celle qu’avait passé ton meilleur ami dans l’appartement de sa mère, morte il y a quelques jours. Et que cette chanson correspond en tous points à la situations à laquelle il a été confronté.

Mais tu continues à dénier, malgré toutes les coïncidences qui s’accumulent, tu veux rester saine d’esprit. Les flèches continuent à transpercer ton petit Toi, sans aucune autre préoccupation pour ta petite personne que ne l’a la grêle pour les arbres en fleurs.

Les terreurs, les obscurités. Mais aussi la beauté. Tellement cinglante que parfois tu te mets à pleurer sans que tu saches pourquoi. Comme ce week-end, ou tu as été voir la livre de Kells , pour la dixième fois. Un livre d’enluminures sublime, une oeuvre d’une finesse, d’une perfection incroyable, ciselé comme un bijou, paré d’encres d’émeraude, de sang, d’or et de saphir. Une énergie tellement puissante que tu te retrouve frappée de plein fouet. Je n’ai pas pu rester, sinon j’allais me mettre à pleurer. Oui, encore.

Jusqu’au jour ou j’en suis arrivée à la spiritualité. Et là, d’un seul coup, je me suis aperçue que cette vertu pouvait être apprivoisée, comprise, utilisée, catalysée. Que je devais réapprendre à faire confiance à ces sensations. Que je devais les travailler, que les choses avaient finalement du sens . Que nous étions réellement connectés. Au monde qui nous entoure, au vivant dans toute sa splendeur, et que notre survie dépendait de la manière dont nous tissons ces liens et de la force que nous leur donnons.

J’ai réappris à orienter mon questionnement. A mettre de côté toutes ces bullshits avec lesquelles on m’avait lentement aliénée , muselée, martelée pour en faire un joli petit humain qui rentrerait parfaitement dans ce que veut la société. J’ai réappris à me faire confiance. Croyez en vos intuitions; faites confiance à votre instinct. Il vous a appris à survivre durant des millénaires, à reconnaitre la bonne nourriture, à trouver un abri, à fabriquer des outils, à chasser, il vous a appris l’art, la musique, le rythme des saisons, de la lune et du soleil. Vos sensations sont votre lien au monde. Et si vous avez l’impression que le monde entier n’est pas d’accord, c’est peut être parce que c’est le monde entier qui est muselé. Les gens se réveillent petit à petit, reprennent contact avec leur intuition. Tu le sais quand tu fais quelque chose de bien (bien, pas dans le sens chrétien du mot, mais plutôt dans le sens de bien commun, pour le Tout, le Dharma) . Tu le sais parce que tu le sens dans tes tripes. Tu as l’impression d’être portée dans ce sens.

Mais comment être sur qu’on ne s’entoure pas d’illusions?

Les oracles sont une bonne remise en question. Tu les tires, et tu vois direct si tu es partie dans ton délire. Autrement, il faut essayer de s’ouvrir. Laisser couler les choses en soi, à travers soi, sans s’enfermer en soi même. Renouer le contact avec l’extérieur, parce qu’ainsi on y trouve un miroir à ce qu’on ressent, une confirmation, un retour. Qui nous assure que nous ne sommes pas seuls, jamais.

Le chemin des oghams

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J’avais commencé à travailler avec les oghams il y a de ça un peu plus d’un an, à l’aide d’un jeu que j’avais gravé en argile. Etant donné que je voulais travailler avec les plantes, ça me semblait être un bon outils pour communiquer avec; j’ai donc commencé à me plonger dans les racines de ce langage ancien, originaire d’Irlande.

Je ne referai pas ici d’explications sur l’origine ni la signification des ogham, je pense que vous pouvez en trouver assez facilement sur internet, à la place, je vais plutôt vous exposer ma manière de travailler avec, ainsi que quelques expériences plutôt marrantes avec ces ladies de feuilles et de racines.

J’aime utiliser des oracles différents en fonction des dieux, divinités ou esprits avec lesquels je travaille; certains réagissent mieux, ou préfèrent certains oracles qui sont plus adaptés au contexte dans lequel ils évoluent, ainsi qu’à la nature de leurs énergies. Les runes par exemple, sont assez impersonnelles et plus « brutales » dans le sens ou elles m’évoquent des forces primaires hors de l’humain, telles que le feu, le vent, l’eau, la grêle…Bien sur, il y en a certaines qui sont liées à des concepts humains, mais il n’y a rien de personnel en elles dans le sens où l’on ne fait pas référence comme dans les jeux de tarots a des archétypes tels que le pape, l’empereur, l’amoureux…

Les oghams sont clairement plus végétaux, ils sont verticaux, je les utilise du coup par exemple pour cerner les blocages énergétiques: je les tire en ligne, de bas en haut, avec un ogham pour chaque chakra; et si certains oghams sont à l’envers, je vois où se trouve le blocage, et quelle est sa nature. Leur énergie est plus douce que celle des runes, elle enracine et s’étend vers le ciel en colonnes.

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Mais revenons à mes expériences avec les ogham. Les runes me boudaient un peu depuis que j’étais arrivée en Irlande, il m’a semblé donc de circonstance que de renouer avec mes oghams que je n’avais pas utilisés depuis trois plombes.

J’avais un mal de chien à m’ancrer. J’avais les plus grandes difficultés à me concentrer au travail. J’avais les nerfs à fleurs de peau, cette sensation désagréable d’être submergée d’informations, noyée dans un flux constant de bruits, de pensées, plus encore que des images où sons, j’avais l’impression qu’il s’agissait de parasites, embrouillant tes sens, ta communication, ton rapport au monde. Echos du parking d’en dessous, pubs qui popent partout sur tes fils d’actualité, présences et réflexions d’un faux monde né de quelques emballages, étiquettes, affiches publicitaires et  machines aux engrenages de plastique.

 

« Le rugissement de Londres, dit Louis, est tout autour de nous. Les motocycles, les voitures, les omnibus passent et repassent continuellement. Tous fusionnent en une seule roue formant un seul son. Tous les sons séparés — les roues, les cloches, les cris des ivrognes,  des commerçants– sont fondus en un seul son, d’un bleu acier, circulaire. Puis une sirène hurle.  Ce rivage se retire, les cheminées s’aplanissent, les bateaux sont près à prendre la mer.

« Percival est prêt à partir, dit Neville. Nous sommes assis ici, entourés, illuminés, colorés; toutes les choses — les mains, les rideaux, les couteaux et fourchettes, les autres gens qui dînent — s’entre-pénètrent. Nous sommes emmurés ici. »

Virginia Woolf, la vague

J’ai essayé le yoga, la méditation, les exercices de respiration. Rien à faire. Rien ne restait, si ce n’est l’impression fugace et fortement désagréable que quelque chose n’allait pas. Comme si j’avais dérivé du chemin que je devais prendre, ou qu’une infime bifurcation m’avais emmené sur un chemin qui n’était pas le mien.

Les nerfs tendus comme un arc et le cerveau en bouillie, en proie à une agitation dont je n’arrivais pas à me débarrasser, les crocs dehors et sens aux abois, je décidais finalement de me fier à mon instinct, de prendre mon sac, un truc chaud, un Kway, de l’eau et mes oghams et d’aller dormir dehors, à même le sol.

Il est 22h. J’enfourche mon vélo pour pédaler jusqu’à un coin tranquille que j’avais repéré.J’ai pour habitude de donner des noms à certains objets que j’aime bien, ma bicyclette s’appelle donc Seamus. Ça m’est venu comme ça en l’enfourchant pour la première fois. Ma première réaction ça a été « Quoi? Seamus? Mais c’est pas la blonde en armure de je sais plus quel jeu vidéo?  » Je googeul. Ah non, la blonde c’est Samus, pas Seamus. Seamus est un nom Irlandais apparemment (tiens donc, ça tombe bien) qui veut dire  » Celui qui porte le talon ». Plutôt de circonstance pour un vélo! Parfait, Seamus, adjugé vendu, partons donc à l’aventure.

La campagne irlandaise est sublime; le ciel s’enflamme, les oiseaux diurnes chuchotent et laissent leur place aux nocturnes; l’air est saturé d’odeurs de fleurs , de vert, de terre fraîche, comme s’il s’agissait de l’exhalation de la terre toute entière avant de s’endormir, ou qu’au contraire de sa forme nocturne s’éveillait. J’aime plus que tout ce moment entre chien et loup, la rencontre entre deux univers et le moment de tension qui en résulte, tout y est plus flou, comme si l’on se retrouvait à marcher sur deux chemins à la fois, ou regarder dans deux directions à la fois.

J’arrive dans le champs que j’avais repéré. J’avais fait une balade la semaine d’avant, je m’étais posée dans le champs, j’avais chanté pour l’esprit d’Irlande, pour les esprits du lieu. Ca m’avait fait un bien fou. J’avais tiré les oghams; qui me disaient qu’en gros « je n’y connaissais pas grand chose aux esprits d’ici ». Je suis en terrain inconnu, étrangère en terre de légende, où je me dois de m’intégrer, de communiquer, d’échanger.

Je m’enroule dans mes pulls, mon Kwai qui m’isole partiellement de l’humidité du sol, pose ma tête sur mon sac. Je demande aux esprits s’ils veulent bien me laisser pioncer ici. Oui. Ah,  chouette! Je pose un peu de pain pour eux sur le côté, et un peu d’eau de ma gourde, infusée avec de la menthe. Le sol est super froid, ça me glace les os. Et oui, c’est loin d’être la canicule ici, la nuit, la température passe en dessous des 10 degrés!

C’est vraiment froid. Je jette un coup d’oeil à mon bouquin Survie douce en pleine nature, de François Couplan ». Ah, il faut faire un matelas en plantes pour s’isoler du sol? Je prends mon couteau, je commence à couper les herbes toutes autour de moi.J’en entasse assez pour que ça soit confortable. Ah oui, c’est beaucoup mieux, mais j’ai fuckin’ froid aux jambes! Penser à la couverture de survie, la prochaine fois, pour s’isoler complètement de l’humidité et garder un minimum la chaleur. Je ferme les yeux et reste là, sentant la terre vivante sous moi. C’est très étrange comme sensation, tu as le cœur qui commence à battre fort, comme porté par une énergie gigantesque, comme si tes sens et ta propre énergie commençaient à se mettre au diapason avec cet immense cœur qui bat. Je commence à avoir peur de cette énergie gigantesque, j’ai soudain envie d’avoir quelqu’un là, à côté de moi, une présence chaude et rassurante.

Nos sens se sont étendus. Membranes, toiles de nerfs qui pendent blancs et mous, se sont gorgés et s’étendent puis flottent tout autour comme des filaments, rendant l’air tangible et captant tous les sons éloignés que nous n’entendions pas auparavant.

Virginia Woolf, La vague

Ton ego se rétracte et se dissout pour faire soudain face à l’immensité des forces dont tu es dépendant et que tu ne perçois pas au quotidien, protégé, ou plutôt coupé par les énergies humaines, par le béton, par ta maison, par la communauté. La communauté et ton chez toi te protège de cette énergie et puissance écrasante, mais lorsque la communauté s’enferme dans une forteresse et qu’elle s’y dissout, réduisant les rapports humains à de simples interactions numériques, il y a un vrai problème.

Personnellement, j’ai tendance à croire que les rapports humains et interactions sociales sont engendrés entre autre par le fait que seuls, nous serions écrasés par cette puissance de la Terre, de la nature. Nous ne sommes pas prêts, physiquement et mentalement, à supporter ça. S’associer, échanger, comme les cellules d’un organisme qui travaille en harmonie, est une condition indispensable à la survie.  En l’absence de forces opposées, les cellules retournent à leur individualité, stagnent et puis se décomposent.

Je n’ai pas tenu face à ces forces. Il faisait trop froid, je n’étais pas assez équipée. Vers 1h du mat, je me décide à retourner dormir chez moi. A la prochaine, Eireann. Cette expérience n’étais pas vaine, je me sens malgré tout plus calme que je ne l’ai été depuis longtemps. J’ai les mains qui chauffent, et le corps qui vibre, comme emporté par un courant puissant.

 

NorthernLights

Je poste un dernier petit extrait de La Vague de Virginia Woolf parce que j’arrête pas de retomber dessus et que ça me perturbe grandement (m’est avis que c’est un message de Loki qui tourne dans le coin , ce p’tit malin ne me lâchera jamais les basques, et quand il veut dire quelque chose il insiste jusqu’à ce que tu saisisses son message)

Je ne suis pas vulgaire; je ne suis pas snob. Si je m’ouvre à la pression de la société, je m’en sors souvent par des pirouettes linguistiques en introduisant quelque chose de difficile dans la conversation. Regardez donc mes petits jouets, tordus en moins d’une seconde, voyez comme ils aiment ça. Je ne suis pas quelqu’un qui entasse les possessions– Je laisserais très certainement  moins d’une valise de vêtements lorsque je mourrais — et je suis pratiquement indifférent à toutes les petites vanités de la vie qui causaient à Louis tellement de tortures. Mais j’ai sacrifié beaucoup. De part le fer qui coule dans mes veines, marbré d’argent et de boue quelconque, je ne peux pas serrer le point fermement comme le font ceux qui ne dépendent pas des stimulus. Je suis incapable de dénier quoi que ce soit, je suis incapable du moindre héroisme à la manière de Louis et Rhoda. Je n’arriverais jamais, même à l’oral, à construire la phrase parfaite. Mais j’aurais au moins contribué bien plus au moment qui passe que chacun d’entre vous. Je me dois d’aller explorer encore de nouvelles pièces, bien plus de pièces que n’importe qui présent . Mais parce qu’il y a quelque chose qui vient de l’extérieur, et non pas de l’intérieur, je serais oublié; lorsque ma voix sera silencieuse vous ne vous souviendrez plus de moi, car elle sera enregistrée comme l’écho d’une voix qui une fois transformait les fruits en phrases.

Des histoires de polarités et de transmission de l’énergie

Je ne fais plus que de planter des arbres. Je sais très bien que je suis beaucoup trop vieux pour jamais profiter de leur ombre, mais je ne vois pas de meilleur moyen de m’occuper de l’avenir.

Correspondance de Voltaire âgé à ses amis, lorsqu’il était retiré à Fernais.

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Scuplture: Ellen Jewett

Je le répèterais jamais assez, mais j’aime les arbres. Ils me calment. Pour moi qui ai tendance à être un poil nerveuse (si peu!) Ils sont salvateurs. En période de stress comme maintenant, je m’efforce de me caler sur leur verticalité, leur ténacité, leur lenteur, leur stabilité. Leur osmose, leur chant .

Ca m’intéresse souvent de relier connaissances scientifiques et « magie » si j’ose dire; me demander s’il y a une corrélation entre notre ressenti et la physique pure. Concernant tout particulièrement les échanges d’énergies, ce genre de truc. Comment peut on transmettre de l’énergie, comment est-ce que ça se fait par exemple qu’on puisse « ressentir » de manière différente deux arbres, ou deux espèces d’arbres différentes, ou deux animaux différents, deux humains différents, deux dieux différents? Et puis j’ai envie de dire, ç’est toujours pratique de justifier le fait que tu « travailles avec les énergies » avec une bonne explication bien rationnelle histoire qu’on évite de te caser direct dans le tiroir « bon pour la camisole »

Au niveau du vivant, il existe ce qu’on appelle la bioélectricité, correllé au bio-éléctromagnétisme. (atchoum, à mes souhaits merci) Pour essayer de faire simple, il faut partir du principe que toute vie produit un champs électrique (depuis la plus petite bactérie unicellulaire jusqu’à la baleine bleue en passant par le hamster de ton voisin) . Les impulsions électromagnétiques, allant et venant au gré des émetteurs/récepteurs des cellules, servent à transmettre des infos diverses et variées, des plus simples au plus complexes (les émotions par exemples, ou..la réflexion )  La plupart des vivants podruisent un courant électromagnétique: la terre envoie ces ondes électromagnétiqes, de même pour vénus, ou Uranus. ( a écouter par ici, c’est super flippant d’ailleurs, on se croirait dans Alien)

Les êtres vivants sont évidemment très sensibles aux impulsions électriques des uns et des autres, certains, comme les oiseaux migrateurs par exemples, s’en servent pour se diriger (en se repérant par rapport au champs magnétique terrestre), il y en a qui sont même équipés de récepteurs spécifiques pour chasser leur proie, comme les requins par exemple; d’autres encore s’en servent pour se défendre ou attaquer, comme la fameuse anguille électrique, ou Pikachu.

Pour les transmissions d’énergie entre tout ce beau monde, ça se fait comme dans les circuits imprimés de votre ordi (vous vous rappellez les cours du lycée?) , grâce à des échanges d’ions, positifs ou négatifs.

Curieusement, chez la plupart des êtres vivants, on observe que l’intérieur de la cellule est souvent chargé plus négativement que l’extérieur ; cette différence de polarité entre l’intérieur et l’extérieure , c’est le potentiel de la membrane. Ce potentiel peut être changé, grâce à l’échange d’ions entre l’intérieur et l’extérieur de la cellule, séparés par la membrane qui sert de « sas » (oué! comme le sas dans les stations spatiales! )

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Courage les amis, on y arrive à la magie toussa. Un p’tit effort de neurones. Allez. Vous pouvez le faire. Et puis c’est toujours ultra classe de pouvoir sortir ça en soirée pour justifier scientifiquement que vous « travaillez avec les énergies » et vous éviter la case « fou à lier ».

Et quel est l’intérêt de tout ça vous me direz? Et bien toute polarisation créé ce qu’on appelle un champs magnétique (l’aura! on y arrive!)

Les cellules sont donc chargées naturellement négativement par rapport à l’environnement, et lorsqu’elles se chargent positivement , pour transmettre une info par exemple , en envoyant une impulsion électrique, il y a ce qu’on appelle une dépolarisation.

Pouf, la cellule chargée négativement devient chargée positivement. Et aparemment, lorsqu’on est « chargé » positivement, c’est là qu’on a tendance à se sentir pas forcément bien, déprimé, mal à l’aise, stressé. Alors que quand on est « négatif », on a tendance a être plus positif, psychologiquement parlant.

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Va falloir vous y faire, j’aime les paradoxes .

Il existe aussi un état dans lequel les cellules sont hyper-chargées en ions négatifs, c’est l’hyperpolarisation. En gros, c’est quand vos batteries sont chargées à bloc;je me demande pas si par exemple les gens qui font du reiki et entrainent leur corps à recevoir et transmettre de grandes quantités d’énergies ne déclenchent pas un genre d’hyperpolarisation; les cellules « chargées » ne demandent qu’à se décharger, pouf on envoie les ions aux cellules qui en ont besoin et qui sont dépolarisées, et hop! ça va mieux! Pareil avec le travail avec les pierres, les plantes, les objets… Les échanges et les flux d’énergies nous permettent de « charger » un objet, ou de diriger, concentrer l’énergie d’une manière ou d’une autre.

Voila pour la partie transmission d’énergie, passons maintenant à la fréquence ( noooon mamie Aalzen! Pas encore de la science! J’en ai marre!)

La fréquence, c’est plus ou moins la vitesse à laquelle le champs magnétique vibre. C’est ce qui va faire que vous allez plus ou moins vous synchroniser avec quelque chose. Imaginez vous une onde qui oscille , comme un serpent qui danse; et bien toutes les cellules, les choses, possèdent un genre de signature du genre, un rythme propre (qui peut être formé de plusieurs harmoniques, comme en musique, comme pour un son) , avec des ondulations plus ou moins grandes. Les choses possèdent une ou des fréquences de résonnance, qui vont les faire osciller de plus en plus haut si on leur applique une énergie ayant plus ou moins la même fréquence. Et ensuite, qu’est ce qui se passe?

Soit le système atteint un état d’équilibre (qui dépend des éléments dissipatifs, c’est a dire de la capacité à disperser l’énergie qu’on a accumulée en trop), soit ça claque. Rupture. La fin des haricots. (et ouais, on vous avait jamais dit qu’il ne fallait pas jouer avec la fréquence de résonnance? Z’avez déja entendu parler de Napoléon? Son armée à marché au pas sur un pont, et malheuresement pour eux la fréquence de la marche était la même que celle des matériaux du pont; Il s’est mis a osciller de plus en plus fort, jusqu’à craquer et précipiter tout ce beau monde dans le fleuve.)  Sinon on peut appliquer une certaine fréquence, ça commence à vibrer, et puis après ça retourne normalement à l’état d’équilibre.

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Bon pardon. C’est le dernier meme promis. J’essaye juste de garder un peu plus longtemps votre attention, cher public.

L’intérêt de tout ce baratin scientifique justement, c’est que ça nous permet de comprendre comment fonctionne l’échange d’énergie, et comment est ce qu’on peut appliquer ça a notre relation avec les pierres, les esprits, les gens, le plantes… Il est normal qu’on se sente plus à l’aise avec certaines pierres, plantes ou gens qui correspondent plus à notre(s) fréquence(s) de résonnance, qui vont permettre de faire circuler l’énergie plus ou moins intensémment. Pour cette histoire d’ions positifs/négatifs, on peut relier ça à ce qui nous « pompe » notre énergie, ou ce qui nous en donne, à notre capacité à nous charger/décharger. Evidemment, on ne se trimballe pas avec un laboratoire d’électromagnétique ambulant pour pouvoir « sentir » tout ce qui se passe et convertir tout ça en sinusoidales et autres joyeusetés, je pense plus simplement que nos ressentis énergétiques sont en quelque sorte une façon de transmettre tout ça en un langage plus simple et compréhensible à notre niveau, et de nous permettre à notre tout d’influencer sur notre environnement, d’agir consciemment lorsqu’on se sent « à plat ».

Normalement, il n’y a que les êtres vivants qui devraient être capable de produire un champs magnétique. Les « inanimés », comme les objets, ou les pierres, ou le son, ne sont pas sensés avoir de champs magnétique; mais par leur structure, ils peuvent l’amplifier (les cristaux par exemple, selon leur agencement, leur composition…sont de très bons amplificateurs…ou changeurs de fréquence) , ou le stabiliser, ou le recharger. Et puis il ne faut pas oublier non plus que la terre est pleine d’organismes vivants, pareil  pour l’eau .

Les couleurs, qui, on le sait maintenant, possèdent chacune une fréquence différente ( le rouge est la fréquence la plus basse, le violet est la fréquence la plus haute, du moins sur le spectre visible, car après il y a les infra-rouges et ultra-violets) sont autant de moyens d’agir également sur l’énergie, tout comme la musique, ainsi que tout ce qui possède un rythme, comme les mandalas, la danse… A nous d’utiliser celui avec lequel on se sent le plus à l’aise!

Un dernier petit truc: vous vous êtes certainement dit en lisant tout ça « ah mais c’est la fameuse « fréquence vibratoire » dont on nous rabat les oreilles en new age! Oui, certainement, mais là encore faut faire attention aux abus. J’entends partout que ‘le mieux c’est d’avoir une fréquence vibratoire élevée ». Mais non, pas du tout! Ca accumule juste plus d’énergie, mais rappellez vous l’histoire de Napoléon et du pont diantre! Trop d’énergie, ça détruit le système. Il faut juste atteindre un point d’équilibre, on peut avoir besoin de fréquences plus hautes , ou plus basses, selon les besoins. Et encore une dernière chose avant que je vous laisse cogiter sur tout ça: la purification, vous pensez que c’est quoi dans tout ça?

Pour moi, une purification, c’est juste ramener les cellules à leur état d’équilibre, tout simplement. Leur ramener des ions négatifs ou en donner, selon le besoin, créer une circulation dans notre propre corps, celui d’autrui ou une pierre , une chose, afin qu’elle regagne son équilibre. Et la charger, c’est la mettre en hyperpolisarisation, pour qu’elle puisse a son tour donner de l’énergie et des ions négatifs.

Allez. Je vous laisse avec le chant de la terre enregistré par la nasa, c’est magnifique, on dirait des chants de baleine! (au final, c’est ptêt elles qui ont tout compris avec leurs chants…)

Necropolis, par Jakes Wyatt-

Ca faisait longtemps que je n’avais pas fait d’interlude BD, alors voila le merveilleux Necropolis, de Jake Wyatt.

Il y a une nouvelle page qui sort toutes les semaines, vous pouvez suivre la série sur le Tumblr de Necropolis, mais bon courage, c’est en anglais !

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« Avant que les morts ne trouvent le repos, avant la fin des Merveilles ou le flétrissement du Mystère, bien avant  le commencement de la Guerre du Régicide , vivait la Reine Conquérante ( que son nom soit maudit et sanctifié, et qu’il ne soit jamais écrit) et son mari, un Roi Prophète ( que son nom soit loué et méprisé, qu’il ne soit jamais couché sur papier) qui firent la guerre aux Seize tribus d’ Hyberia, et qui la remportèrent. »

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« Ils prospérèrent. L’épée de la Reine gardait une paix sans faille sur Hybéria tandis que le Roi, grâce à de nombreux travaux sur ses terres, construisant cités et routes, aqueducs et terres-pleins, enrichissant son peuple et ravissant sa Reine. Les visions venant des rêves du Roi leur permettaient une abondance sans limite, et les lois de la Reine voyaient que ces richesses étaient distribuées à tous. »

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« Les premiers Hybériens moururent, et les générations naissaient et mouraient tandis que la Reine et le Roi guidaient Hybéria vers la prospérité et la paix. Certains disaient que le Roi gardait la mort à l’écart grâce à la mystérieuse Thaumaturgie, tandis que d’autres clamaient que la Reine, grâce à son épée encorcelée, qui pouvait blesser la Mort elle même, la gardait ainsi à distance. Mais d’autres encore décrivaient des méthodes plus sombres encore. »

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« La Mort seule connaît ces secrets, car tout en observant la Reine et le Roi qui continuaient leur existence en traversant les aeons sans vieillir, la Mort se tenait jalousement proche d’eux. Lorsqu’enfin une nuit s’ouvrit un chemin jusqu’aux conquérants, elle vint pour réclamer son dû, comme elle doit le faire avec chacun d’entre nous.

La Mort envoya au Roi un rêve.

Et le Roi Voyant connu la peur. »

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Elle était née dans l’arrière pays de la vieille Necropolis, là ou le ciel est gris, où les jours sont courts, et le vent souffle aigrement sur les champs.

La où le peuple craint les morts et méprise les vivants.

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Là ou le mur brisé de la cité en ruine ne protégeait en rien des choses qui y régnaient…Et le son de leurs rites étranges pouvait être entendu à des lieues à la ronde.

En cet âge-ci, les champs de la reine étaient secs et cassants comme un matelas de feuilles mortes. Les hommes de l’arrière pays faisaient ce qu’ils voulaient et prenaient ce qui était en leur pouvoir.

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Certains trouvaient le pouvoir grâce à des marchés et pactes avec les choses qui rampaient dans Necropolis, se rendaient au marché nocturne ou s’offraient aux démons.

-Viens. Achète.

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Certains trouvaient le pouvoir dans les connaissances anciennes, car l’arrière pays était proche du vieux royaume, et par là même des anciens chemins.

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Mais la plupart trouvaient le pouvoir en l’épée, car la plupart en possédaient. Les hommes et les femmes ravageaient le pays en bandes, prenant tout ce qu’ils pouvaient de ceux qui étaient plus faibles qu’eux.

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Son village était plus faible qu’eux.

-shhh, ne bouge pas!

Sa famille était plus faible qu’eux.

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Ils prirent la vie de son père.

Ils prirent les champs de sa mère.

Ils prirent son seul foyer.

Et la jeune fille vit, et compris le sens du mot pouvoir. Et sut que sans pouvoir, elle n’avait rien.

Cette nuit là, lorsque la pleine lune brillait dans le ciel, vint le temps du marché nocturne. Des lumières étranges brillaient parmi les arbres, elle entendait des voix qui braillaient des chants de choses désirées et du prix a payer.

Alors elle laissa sa mère et sa soeur qui dormait au milieu des cendres de son ancienne maison, et se faufila dans les bois pour parlementer et faire du troc avec les créatures inhumaines.

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Elle avait entendu l’appel déjà auparavant, mais elle ne lui avait jamais donné suite. Même les enfants de l’arrière pays savaient que le prix à payer en échange d’un marché avec les démons était bien trop lourd . Mais tout ce qu’il lui restait était une mère sanglotante, une soeur qui dormait, et sa propre vie.

Elle pensait qu’elle n’avait plus rien à perdre, et elle partit pour négocier.

Et ce fut le début de ses ennuis.

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– Bienvenue, jeune demoiselle. Viens tu pour acheter? Ou peut être pour vendre?

– Je viens pour acheter.

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– Est-tu intéressée par une longue vie? La richesse? L’espoir? La paix de l’esprit?

– Une longue vie peut être malgré tout emplie de souffrance, les richesses peuvent être prises par les plus forts, l’espoir est fragile, et la paix est pour les morts. Je viens pour acheter le pouvoir, qu’avez vous à m’offrir?

– Pour le pouvoir, demoiselle, nous avons un grand choix.

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– Quiconque boit dans cette coupe sera doté d’une langue d’argent, qui lui permettra de convaincre qui il désire. Voici une tablette, gravée de mots depuis longtemps oubliés, des mots pour secouer la terre et appeller le feu des cieux. Et enfin voici l’épée d’un ancien conquérant, lorsque tu l’as en main, aucun acier ne peut te toucher.

– Aussi longtemps que je tiendrais cette épée en main…Personne d’autre ne pourra me toucher?

– C’est bien celà.

C’est tout pour aujourd’hui! La suite à suivre sur le tumblr de Jake Wyatt .

Et une petite image bonus ^^

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Cueillette de plantes sauvages: Alliaire officinale, nombril de vénus et douce-amère

Hello les gens! Ca faisait longtemps non? (au moins UNE SEMAINE!)

Bref. Me revoici, surfant sur les vagues de mon installation en Irlande. Sans vouloir trop m’attarder sur ma vie, je me suis installée tranquillou, je commence la reconnaissance des environs, je me balade pour trouver des coins tranquilles pour me ressourcer dans la nature (je suis tombée sur un tilleul gigantesque juste à côté d’une petite rivière…sublime, dommage qu’il y aie pas mal de déchets, va falloir que je ramasse tout ça , ça sera une bonne offrandes aux esprits du lieux) , j’essaye d’être sociale comme je peux , je reconstruis tout doucement mon espace en tissant ma toile un fil après l’autre.

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Illustration: Lucien Lévy-Dhurmer

J’essaye de ralentir. Prendre conscience de tout ce qui me reste à faire, y aller étapes par étapes . Se structurer au sein d’un nouvel espace n’est jamais facile, la perte de repères est toujours extrêmement fatigante pour le moral et le le physique, tu dépenses une montagne d’énergie hallucinante à trouver un compromis entre essayer de te protéger  et en même temps s’adapter et apprendre de son nouveau milieu, tel un petit poisson rouge balancé au milieu de l’océan (NEMOOOOOOOO!)

Je ne suis pas quelqu’un de particulièrement sociable à la base, je me sens toujours mieux seule au milieu des arbres qu’en compagnie nombreuse; j’adore les gens, c’est juste que je me sens très vite enfermée, ou opressée au sein d’un grand groupe . Tu as l’impression d’être décalée, à côté de la plaque, obligée d’exercer un contrôle sur ce que tu es pour rentrer dans le moule sociétal. Et même si ce jeu en société est indispensable dans les relations humaines, il m’a manqué durant toute ma jeunesse, et encore maintenant, je n’ai pas encore ce petit quelque chose qui fait que tout coule de source dans la relation avec l’autre; c’est comme si je m’imposais en permanence un « filtre » qui m’empêcherais de ressentir trop profondémment ce qui m’entoure.

Mettre à bas ce « filtre », comprendre pourquoi et quand il se met en place, et comment le contourner pour prendre du plaisir à être avec les gens au lieu de se perdre dans les méandres des suggestions et projections mentales qui ne font que t’enfermer encore plus en toi même est un sacré travail de tous les instants.

C’est un travail de prise de conscience, de compréhension des mécanismes de défenses qu’on a pu développer à cause/grâce à nos expériences passées et notre sensibilité.

Simplement laisser les choses couler lorsqu’on les sens venir, laisser couler les sensations qu’on capte, celles qui viennent de nos défenses. Ne pas fermer nos portes, laisser le flux du monde et des autres entrer en nous. Ne pas laisser l’eau stagner en nous, tous ces souvenirs, peurs, angoisses qui se transforment en une eau noire qui nous enlise, transforme une partie de nous en un marais insalubre (et vive les moustiques et les crocos là dedans) .

Demande à l’eau de couler. Ne te ferme pas. Si tu es en colère contre quelqu’un, c’est que ça te renvoie à quelque chose que tu n’aimes pas chez toi. Si tu es dure avec les autres, c’est parce que tu es dure avec toi même . Si tu traites autrui avec respect , tolérance et gentillesse, tu fais de même avec toi même.

Chère Baba Yaga, les gens me disent parfois que j’ai l’air faché alors que c’est juste que je m’ennuie. Est-ce qu’ils voient quelque chose en moi que je ne vois pas moi même?

Baba Yaga

L’ennui est comme le dessus d’une vieille souche détrempée, l’eau de pluie qui tombe dans ce petit puits rend possible la décomposition vers laquelle les cellules se laissent naturellement aller. Que se passe-t-il donc en toi pour que tu stagnes si facilement? Remues l’eau morte et regarde ce qui se passe tout au fond.

Via Taisia Kitaiskaia

Il me reste encore pas mal de travail à faire là dessus, mais j’ai l’espoir d’arriver à renverser la tendance!

En attendant je m’attelle à reconnaître les plantes du coin que j’intègre petit à petit à mon alimentation. Je me suis achetée un mini-blender, c’est ultra pratique pour faire des genre de pestos végétaux: tu prends tout ce qui te passes sous la main, tu mixes avec de l’huile d’olive, du citron et de la sauce soja et hop! T’as un super truc à tartiner sur ton pain du midi (tu peux même pousser l’awesomitude jusqu’à faire ton pain toi même, mais bon faut avoir un four et du temps devant soi!) Je fais déja quelques salades avec du plantain, des jeunes feuilles de tilleul (ultra bon et très doux, je vous conseille!), quelques orties cuisinées comme des épinards et de la vesce comme dans l’article précédent, et j’ai appris à reconnaître trois nouvelles plantes que je vais vous présenter par la suite (toutes les plantes que je vous présenterai dorénavant sur ce blog seront des plantes que j’aurais touchées, senties,et goutées quand comestibles, et cueillies avec mes petites mimines):

-L’Alliaire Officinale ou herbe à ail ( Alliaria petiolata )

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Elle est aparemment devenue envahissante aux états-unis, en tout cas en France je n’en ai presque pas croisé, mais j’en ai trouvé par ici. Elle aime bien les clairières et les lisières de forêt, les bords des murs, il ne faut pas la confondre avec les Dentaria, Osmorhiza claytonii,et Saxifraga virginica : vous pouvez la reconnaître facilement grâce à l’odeur légèrement aillée que dégagent ses feuilles lorsqu’on les froisse (l’odeur est un très bon moyen de reconnaître les plantes médicinales et/ou toxique) et la forme caractéristique des feuilles.

Vous pouvez en faire des pestos, des salades, cuire les feuilles comme des épinards, ou encore se servir de ses graines pour faire un genre de moutarde (d’où le nom anglais Garlic Mustard ) . Les feuilles sont tendre , pas poilues ou coriaces comme peuvent l’être d’autres plantes sauvages; et en plus ça a plein de propriétés médicinales: elle est diurétique, on l’utilise aussi pour traiter l’asthme, ou la goutte, ou encore fraiche en cataplasme, pour désinfecter .

Et nos ancêtres les utilisaient déja depuis trèèès longtemps, la preuve, on a même retrouvé des traces de graines sur des poteries datant de 6000 AVT JC! (whouuu, prends ça dans les dents)

Le Nombril de Venus (Umbilicus rupestris)

Alors celle-ci, impossible de la confondre avec une autre plante. Ca ressemble un peu a une espèce de cactus qui aurait copulé avec une girolle, c’est gorgé d’eau (une plante « succulente » on dit aparemment en botanique, et je vous assure que mon palais la confirme comme succulente également au niveau culinaire). Elle aime les vieux murs, les vieilles pierres toutes humides, les endroits ou le soleil ne passe pas très souvent. Je ne me souviens pas en avoir vu en France mais je sais qu’il y en a , en tout cas ici, au royaume de l’humidité et des vieilles pierres, elle s’en donne à coeur joie la petite!

Celle-ci par contre , il vaut mieux éviter de la cuire, c’est un peu un gros gâchis; le meilleur moyen de la cuisiner, c’est fraîche, en salade. N’oubliez pas de cueillir celles qui sont hors d’atteinte des pipis et cacas de renards ou autres ragondins (qui transmettent la leptospirose), c’est préférable lorsqu’on consomme les plantes crues. En plus elle a un super goût, qui peut être légèrement amer lorsqu’elles sont vieilles ou qu’elles produisent des fleurs.

Nicholas Culpepper , un physicien, astrologiste, botaniste et herbaliste (qui n’est pas très considéré aujourd’hui, car il appliquait une classification astrologique aux plantes, on comprenne que ça plaise moyens aux scientifiques modernes) lui prétait des vertus dépuratives, et un effet particulièrement bénéfique sur les reins: elle est sensée être efficace contre la plupart des maux d’origine « chaude »:

« Boire le jus ou l’eau distillée de nombril de Vénus est très efficace contre toutes les inflammations ou échauffements non-naturels, pour refroidir une brûlure d’estomac, un foie chaud, ou les intestins: les feuilles, le jus, ou l’eau distillée, appliqués en externe, soignent les boutons, l’ergotisme (un genre d’intoxication provoqué par la consommation d’un champignon présent dans le seigle), ainsi que d’autres échauffements externes. Le jus ou l’eau aide à purifier les reins stagnants, qui sont blessés ou ulcérés par les calculs; ils font aussi uriner, sont efficaces contre les oedèmes et aident à dissoudre les calculs rénaux. Lorsque qu’on l’ utilise dans un bain, ou écrasée pour en faire un onguent, elle calme les veines enflammées; et est également très efficace contre la goutte et la sciatique, et combat les noeuds présents dans le coup ou la gorge, qui se nomment le mal du roi: Le jus ou l’onguent soignent les engelures et les bleus, en les aidant a disparaître rapidement. »

Pour plus d’infos , n’hésitez pas à aller checker la vidéo suivante, qui vous permettra de bien reconnaître le nombril de Vénus:

Nous allons donc finir notre petit article avec une PLANTE TOXIQUE! (yeaaaah vous l’attendiez celle là, avouez! Une plante magique :D) j’ai nommé la très jolie Douce Amère (Solanum dulcamara)

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(dorénavant, j’utiliserai cette illus de Pam Wishbow pour parler des plantes toxiques, histoire d’être sure et certaine que quelqu’un qui aurait lu l’article en diagonale ne s’amuse pas à les ajouter à sa salade)

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Jasmin à gauche, douce-amère à droite, et l’insecte c’est un magnifique sphinx à tête de mort et sa chenille de toutes les couleurs

La douce-amère fait partie de la famille des Solanacées (en anglais on les appelle les Nightshade, c’est quand même vachement plus classe), dont font partie entre autres la Belladone, la Datura et la Mandragore, et aussi…la patate. Et oui la patate on dirait pas comme ça, mais c’est sacrément badass. On consomme les tubercules (donc la chose informe que nous appellons « pomme de terre »), mais les feuilles , et toutes les parties vertes des turbercules sont toxiques et contiennent de la solanine, un poison assez violent, que seule la larve de quelques papillons comme le Sphinx tête de mort peuvent boulotter tranquillou, alors que ça peut vous allonger raide mort . La solanine provoque des troubles cardiaques, vomissements, nausées, diarrhées, paralysies, fièvres, hallucinations; évitez de manger des feuilles de patate si vous voulez vous tapez un trip, les effets secondaires risquent de vous gâcher le voyage.

La Douce Amère aime les endroits un peu sombres, et surtout très humides, comme les bords de vieux murs ou les points d’eau.

En magie, elle est réputée être protectrice lorsque accroché dans un endroit secret de chez vous, ou aider a soigner les souvenirs amers lorsque portée sechée, dans un petit sachet par exemple. Elle est utile si vous faites de la magie Faery (ce que je ne pourrais pas confirmer, je n’en fais pas) , et est associée à Mercure et Saturne.

La Douce-amère est moins toxique que ses congénères, aparemment les amérindiens l’utilisaient en pommade pour traiter l’arthrite, les tumeurs, les problèmes digestifs… Mais là encore, je ne vous conseillerais pas de faire de même!

Vous pouvez trouver d’autres informations sur la douce amère par ici, mais c’est en anglais!

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Allez des bisous à tous, et à la prochaine!

Les Mariris, langues de feu des esprits des plantes

Pour continuer avec les plantes, voici un petit extrait de Journal d’une apprentie chamane , de Corine Sombrun. Elle y raconte sa rencontre avec un chaman d’amazonie (un vrai hein, pas un de ces énièmes gars qui se prétendent chamanes parce que c’est un moyen sur et efficace de s’en mettre plein les poches, aux détriments des pauvres touristes en mal de magie dans leur vie qui finissent par la risquer, leur vie , car prendre des substances comme l’ayahuasca sans contrôle strict d’une personne expérimentée, ça peut être extrêmement dangereux) , qui lui enseigne ce que sont les Mariris, les esprits des plantes.

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Je parle des serpents à Francisco. Ceux dont j’ai eu la vision hier. Il sourit. Il me dit que le serpent est le symbole de l’ayahuasca. Les avoir vu sortir de mon corps et se transformer en branches veut dire que l’esprit de l’ayahuasca est entré en contact avec moi et qu’il a accepté le processus de guérison. Il ajoute que c’est toujours sous cette forme que l’esprit de la plante apparaît. Surprise. Silence. Pensée profonde. Si cette vision est commune à plusieurs personnes, c’est peut être qu’elle est une réalité. Quel est cet esprit-serpent qui entre en contact avec nous? Je commence à comprendre pourquoi, partout à Sachamama, on peut lire des petits panneaux qui serinent : « Une vision est une réalité. »

Faut travailler en plus. Cours sur le Mariri. Moi je ne ris pas. Bon. Alors commençons par le début. Un malade vient voir le chaman. Le chaman doit organiser une séance d’ayahuasca pour entrer en contact avec l’esprit qui fait souffrir le malade. Une fois le contact établi, le chaman doit « aspirer » le mal du corps du patient. Pour ça il a une arme : le Mariri. Ce Mariri est l’esprit qui, au travers du chaman, va aspirer le mal du patient. Il est représenté comme une langue de feu, qui sort de la bouche du chaman et sur laquelle va venir se coller le mal du patient. C’est donc grâce à ce Mariri que le chaman peut aspirer le mal, sans craindre de le voir « pénétrer » en lui. Un peu comme un aspirateur à miasmes. Que le chaman doit donc obligatoirement posséder. C’est le maître qui apprend à son élève la technique d’aspiration du mal.

Comment un chaman peut-il obtenir ce Mariri? Grâce aux plantes maîtresses qu’il va « diéter » et qui, s’il le demande, vont faire don d’un Mariri à l’apprenti chaman.

La formule magique pour demander un Mariri? Elle se prononce dans le language des plantes, qui sont les icaros.

Un étudiant particulièrement doué peut obtenir un Mariri en trois mois. Il doit pour cela faire une diète spéciale, tout en demandant à la plante de bien vouloir lui donner ce Mariri. Puis s’en remettre à son maître, qui va également demander à la plante de bien vouloir donner un Mariri à son élève.

Si la plante accepte, elle appelle l’esprit d’un Mariri et le transmet à l’apprenti chaman par l’intermédiaire des rêves. L’apprenti va alors rêver que la plante lui offre le choix entre quatre Mariris, sous forme de quatre flammes, de quatre couleurs différentes: blanc, vert, rouge ou noir. Il n’a plus qu’à choisir celui qu’il fera sien. S’il choisit le blanc ou le vert, c’est qu’il est décidé à soigner, à faire du bien. S’il choisit le rouge ou le noir, c’est qu’il est décidé à faire du mal, de la magie noire. Il deviendra un black shaman.

Une fois ce choix fait, le Mariri entre dans le corps du chaman. Au début, il est petit, il n’a pas un grand pouvoir, il est alors comme un « bébé » qu’il va falloir nourrir et entretenir pour le rendre fort et puissant. Sa nourriture sera le tabac, que le chaman va fumer ou boire en potion. Sa nourriture sera également le parfum, dont le chaman va se servir pour l’honorer.

Les disciplines de diète et d’isolement sont destinées à faire en sorte que le chaman reste « en contact » permanent avec son Mariri. S’il ne suit pas la discipline requise, s’il boit de l’alcool par exemple, et qu’il perd le contrôle de sa raison, le chaman va perdre son Mariri. Lors de vomissements sans fin. Le Mariri pourra alors se retourner contre lui et le tuer.

Mais comment on « diète » une plante vous me direz? Il faut , comme son nom l’indique, observer une diète très stricte (pas l’alcool, pas de sucre, pas d’excitants , ni de piment, ni de graisse, ni de sel) durant un certain temps, afin de nettoyer l’organisme et de devenir plus « perméable ». L’ayahuasca se charge, lui aussi, de nettoyer le corps (lorsqu’on en prends, il parait qu’on vomit, qu’on peut avoir des grosses crises de caca liquide…c’est un peu le gros ménage de printemps super bourrin, les blocages physiques, émotionnels et psychiques ressortent sous une forme solide) .

Ensuite on va en forêt avec le chaman, on va voir la plante qu’on veut diéter, on lui demande la permission de la couper, puis on lui chante un « icaro », les chamans lui soufflent aussi de la fumée de tabac dessus en guise d’offrande. On met les feuilles à macérer toute la nuit dans de l’eau , et on garde quelques branches avec soi , sous son lit par exemple, pour attirer l’esprit de la plante. Le lendemain matin, on prend la tasse , on chante un icaro et hop re-fumée de tabac sur la tasse. On boit le contenu d’un trait, et ensuite, on ne doit voir personne de la journée, pour entrer en contact avec la plante, et observer 8 jours de diète .

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Image tirée du livre rouge, de Carl Jung

Débuter avec la cueillette sauvage

Me revoici dans l’arène pour vous donner, comme promis dans le dernier article , quelques détails concernant la cueillette sauvage.

Si vous avez envie de vous y mettre, pour récolter vos plantes vous même et les utiliser soit à des fins magiques, soit à des fins culinaires, soit à des fins médicinales, ou pour toute autre raison, il y a quelques règles à respecter afin que la cueillette et la dégustation, ainsi que la conservation se déroulent dans les meilleurs conditions possibles.

Sachez qu’il est plus facile d’utiliser les mêmes règles et de faire preuve des mêmes précautions pour toutes les plantes que vous cueillez, du moins lorsque vous commencez, comme ça si par exemple vous voulez utiliser votre aubépine pour en faire une tisane calmante ou en fumigation pour purifier un endroit, et bien y’aura pas de soucis en aval.

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La première difficulté à laquelle vous aurez à vous confronter, et non la moindre, est celle de l‘identification des plantes que vous cherchez. Soyez sur, et absolument certain, qu’il s’agit bien de la plante que vous voulez cueillir. Certaines plantes ont des cousines toxiques, comme par exemple le cerfeuil musqué qui ressemble à la cigüe. Pour éviter de passer de vie à trépas pour une bêtise, prenez un bouquin avec vous comme L’herbier a croquer , de François Couplan pour les débutants, ou Le régal Végétal pour ceux qui ont envie d’un truc plus consistant. Je préfère personnellement les ouvrages « non magiques » pour ce qui est de reconnaître les plantes sauvages, ils sont en général mieux documentés et plus complets; je recherche ensuite en aval les applications magiques des plantes qui m’intéressent , par exemple sur ce site là. Si vous n’êtes pas sur, cueillez quelques brins de la plante et ramenez les chez vous pour essayer de les identifier; ça peut etre un exercice sympa pour commencer .

Ensuite, soyez au courant des risques de maladies transmises par des parasites ou virus transmis par l’urine des animaux, comme l’echinococcose ou la douve du foie. (bon courage si vous allez lire les articles, c’est super dégueulasse. Mais que ça ne vous effraie pas, si l’on respecte quelques règles on a aucune chance de chopper ces saloperies) .

L’echinococcose est transmise par l’urine d’animaux sauvages, les cas sont très rares (15 par an environ) , et la plupart se concentrent dans l’est de la France et le massif central (voir la carte de Wikipédia), si vous allez ailleurs y’a aucun soucis. Mais si vous avez vraiment peur, cueillez les herbes qui se trouvent a plus de 50 cm du sol, ou dans votre jardin, aucun risque qu’il y aie du pipi de renard dessus.

Pour la douve du foie, on la trouve dans le cresson sauvage et dans les pissenlits qui se trouvent en aval des ruisseaux ou paissent des bovins ou ovins (vaches et moutons), du coup évitez simplement d’en ramasser et préférez le cresson cultivé.

Si malgré tout ça ça vous fait encore grave flipper toutes ces histoires de parasites qui vous bouffent le foie (nooooon reveneeeez je vous assure c’est bien les plantes sauvages!) , dites vous qu’il existe une solution toute simple qui permet une consommation sans risque des légumes.

Et oui. La cuisson. Normalement, si vous cuisez vos légumes, y’a plus aucun soucis. Bon par contre, la plupart des vitamines et micro-organismes nécessaires à la digestion se trouvent dans le légume cru et sont détruites à la chaleur, du coup c’est vous qui voyez!

Si vous partez pour une longue balade, n’oubliez pas votre pince à tique, pour la retirer vite fait, essayez de portez des collants ou leggins, afin d’éviter de chopper la maladie de lyme qui est une belle saloperie et transmise par les piqures de tique. Prenez aussi un petit flacon d’huile essentielle de lavande aspic, efficace contre tout type de piqures (ou mâchez du plantain avant de l’appliquer sur la piqure, ça marche aussi), et puis une bonne bouteille d’eau contre la désydratation, ainsi que quelques offrandes pour les esprits du lieux et pourquoi pas un outil de divination pour etre sur qu’on vous autorise à cueillir les plantes concernées.

Pour ce qui est de la cueillette proprement dite, ainsi que de la conservation et de l’utilisation des plantes , vous pouvez aller voir la vidéo de Lyra Ceoltoir (du blog Herbwitchery) qui est vraiment super bien faite; elle vous donne plein de tuyaux pour cueillir, faire sécher , conserver et enfin utiliser les plantes, comme par exemple:

Utiliser un panier en osier pour mettre les plantes qu’on cueille , afin de participer à la pollenisation et d’éviter d’abimer votre récolte (et puis c’est toujours sympa, le côté petit chaperon rouge en balade pour aller voir sa mère grand)

Ne pas utiliser de couteau en fer , certaines plantes n’aiment pas ça, en particulier celles qui sont liées à la faery. J’en ai eu la confirmation lorsque j’ai été cueillir de l’hellébore, j’avais des branches d’aubépine dans mon sac et je mets la main pour chopper mon couteau afin de l’utiliser pour couper l’hellébore, et BIM je me pique, mais bien méchant. J’ai essayé quand même (je n’avais aucune idée à l’époque que certaines plantes puissent ne pas aimer le fer), rien a faire, je n’arrive pas à couper les tiges. Solution: utiliser un couteau en céramique style celui là que j’adore, ou vos petites mimines .

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Faites juste attention si jamais vous cueillez des plantes qui ont une sève corrosive comme l’hellébore, mettez des gants , sinon vous risquez d’avoir des surprises.Pour vous donner un exemple, j’ai été cueillir de l’hellébore , puis je me suis mise à décortiquer les cosses pour récupérer les graines (personne a empoisonner je vous rassure, mais l’hellébore est une super plante pour tout ce qui est de banir les trucs pas beaux et méchants) , et là je sens que le bout de mes doigts me pique et devient rouge, je commence à avoir des vertiges. Je vais vite me laver les mains et regarde sur internet, et je m’aperçois que le suc est corrosif, et que les principes actifs peuvent passer dans le sang. Je vous avoue que j’ai un peu flippé quand même, j’étais shootée pendant au moins 3h, rien de grave, juste la légère impression d’être un peu bourrée ou d’avoir fumé. Donc prudence, renseignez vous bien; bien que les plantes toxiques soient dans l’ensemble assez rares dans la nature, c’est important de savoir les reconnaitre.

Evitez les plantes de bord de routes . Les voitures qui passent relâchent pas mal de pollution, qui peuvent passer dans les plantes. Pareil pour ce qui est de la cueillette en milieux pollués, vaut mieux éviter; c’est une raison pour laquelle j’aime cueillir mes plantes moi même et savoir d’où elles viennent, car leur teneur en principes actifs dépend de l’endroit où elles poussent.

Cueillez vos plantes de préférences le matin,  et lorsqu’elles sont sèches. Je crois qu’il existe différentes heures ou jours , voir saisons spécifiques à la cueillette de telle ou telle plante, ça ne fait jamais de mal de se renseigner, mais en général c’est le matin que les plantes sont au « must » de leurs arômes .

Triez et Rincez bien votre cueillette, surtout si vous allez la consommer après. Lorsque ce sont des plantes aromatiques de votre jardin, on conseille souvent de ne pas rincer , car la encore, ça retire pas mal de principes actifs. Mais pour celles cueillies dans la nature, il y a souvent de la poussière, ou des insectes dessus; il vaut mieux les laver , avec un petit peu de vinaigre de cidre dans l’eau de rincage c’est parfait. Triez votre cueillette en cueillant, et en rinçant une deuxième fois, histoire d’être bien sur de ne pas avoir autre chose que ce que vous voulez ; en particulier si vous partez pour cueillir différentes plantes, c’est toujours mieux de les stocker dans des sacs différents ou de bien les séparer, surtout s’il y en a des comestibles et d’autres pas.

Mettez les à sécher dans un endroit sec, chaud, sombre et sans poussière. La technique la plus simple est simplement de suspendre les bouquets tête en bas, en les attachant à un fil qu’on serre bien (les plantes se rétractent en séchant) . Attention à la lumière, ça a tendance a détruire les principes actifs de la plante, c’est pour ça que les faire sécher au soleil est en général une mauvaise solution.

Stockez les dans des pots en verre, à l’abri de la lumière, avec un bon étiquettage. Il est préférable d’utiliser des pots en verre avec un bouchon de liège, afin que l’air circule et que les plantes ne moississent pas. Sinon, les sacs en papier (éviter le papier blanc, qui contient du chlore et des agents blanchissants) style sacs qu’il y a dans les magasins bio pour prendre les trucs en vrac ou les légumes, c’est parfait; ou encore des petits sacs en tissus, c’est plus facile à transporter si vous partez en voyage.

Voilà! J’espère que ça vous aura aiguillés, n’hésitez pas à apporter des précisions/corrections si besoin, je posterais quelques plantes faciles à reconnaître dans le prochain article, avant de partir en Irlande demain !

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Voilà le premier de la série pour vous mettre l’eau à la bouche : le lierre terrestre (Glechoma hederacea), cette mauvaise herbe qu’on trouve dans tous nos jardins. Au gout très fort, on l’utilise en condiment un peu comme le persil ou le thym, pour relever les salades, potages, omelettes… J’adore ce gout, c’est hyper agréable, et plein de vitamine C. Elle est anti-inflammatoire, diurétique, astringente, expectorante; et en magie on l’appellait « couronne de terre », et réputée redonner des forces aux jeunes maman après l’enfantement, lorsque placées sous l’oreiller; on peut aparemment l’utiliser aussi pour la divination.

A ne pas confondre avec le Lierre Grimpant qui ne lui ressemble en rien, et qui lui, est toxique.