Les soins énergétiques

C’est un peu la mode en ce moment dans le monde new age, tu te concentres; et HOP par la force de la pensée ou de tes médichloriens (chacun sa religion) tu peux soigner tous les maux, y compris le cancer de ta grand mère en phase terminale (pardon pour l’humour noir, ça fait du bien de temps en temps).

Bon. En vrai, en tout cas selon mon expérience personnelle, ça ne marche pas tout à fait comme ça. Déjà parce que je ne m’appelle pas Jésus, que je ne suis pas un mage Blanc niveau 100 et que je ne possède pas de larme de Phoenix ni le Saint Graal (références geek: check). Mais sans vouloir pousser mémé dans les orties, on peut raisonnablement dire que les soins énergétiques peuvent avoir un certain intérêt, du moins lorsqu’ils sont pratiqués avec une certaine maîtrise par des gens compétents. Et par soins énergétiques, j’englobe un peu tout ce qui permet de faire circuler l’énergie dans le corps, et de dénouer les blocages qui peuvent causer des problèmes physiques ou psychologiques: les arts martiaux comme le Qi Gong ou le Tai-Chi, le Yoga, l’acupuncture ou l’acupression, les pierres, le Reiki, les plantes comme les champis ou l’ayahuasca ou la musique (il y a très certainement plein d’autres méthodes, mais je ne les connais pas, et pour l’ayahuasca, ne faites pas ça chez vous hein, j’aurais l’air bête de vous inciter à la prendre) .

Les blocages énergétiques peuvent être causés par tout un tas de problèmes différents: traumatismes physiques (chutes ou blessures) ou psychologiques, expériences douloureuses, honte, et aussi d’autres choses plus anciennes, qui viennent de la lignée ou certains diront des vies antérieures (auquelles je ne crois pas pour l’instant, car je n’ai jamais eu aucune confirmation que j’en aurais eue, mais qui sait, on verra bien) .

Les blessures de lignée sont quelque chose de bien tangible, qui à d’ailleurs été prouvé récemment en épigénétique , une discipline qui étudie l’impacte de l’environnement sur la modification de notre ADN: on a découvert que sur des souris qui avaient reçu un traumatisme dans leur vie le transmettaient à leurs enfants jusqu’à trois générations au moins, et que ces enfants pouvaient présenter des symptômes tels qu’un comportement antisocial, des pertes de mémoire, un manque de confiance et une anxiété excessive. Les bébés, bien évidemment, étaient fécondés in vitro et élevés par une mère qui n’avait pas leur patrimoine génétique, afin de bien vérifier que les comportements n’étaient pas à l’origine de l’environnement social. Si la preuve à été donnée par des souris, on peut donc penser que le mécanisme est le même chez les humains: et oui, en gros, vous pouvez très bien vous coltiner les traumatismes de votre arrière grand mère dans le sang. Et vous naissez avec, et vous vous devez de faire avec, et de trouver le moyen de vous en débarrasser.

Selon les chinois, l’énergie parcours tout le corps selon des tracés bien précis, irrigant les différents muscles et organes; et certains des points situés le long de ces tracés, aux intersections par exemples, peuvent être « bouchés », faisant que l’énergie s’y accumule et créé des tensions, et empêchant l’irrigation de tout ce qui est dans la continuité du méridien.

D’ailleurs, ce système est plutôt bien expliqué dans un extrait marrant comme tout (mais en anglais, pardon) de la série Avatar, pour ceux qui connaissent:

Cette vidéo ne prend pas le système énergétique chinois en compte, mais le système énergétique indien, qui part du principe qu’il existe 7 points principaux d’énergie le long de la colonne vertébrale, qui correspondent à 7 fréquences différentes (c’est pour ça que lorsque vous cherchez des vidéos sur les chakras sur youtube, vous tombez souvent sur des fréquences, et donc notes différentes pour chaque chakra: racine, sacré, plexus, coeur, gorge, 3ème oeil et coronnal) . L’énergie vitale est représentée sous la forme d’un serpent lové à la base de la colonne vertébrale, et dont le but de certains yogi est l’éveil de cette forme faramineuse qui remonte tout du long de la colonne jusqu’en haut de la tête.

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Le système Indien avec les jolies couleurs arc-en-ciel

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Le système chinois, avec un mec très content qui danse à droite.

On peut voir qu’il y a quelque différences entre les deux systèmes: le système chinois est beaucoup plus précis , même si c’est vrai qu’il est moins tape à l’oeil (ptêt pour ça que les chakras font plus vendre, c’est plus simple et plus joli) : chaque point correspond à un centre d’énergie, un genre de mini piscine ou de trou d’eau , de lac formé au milieu de la rivière d’énergie, un petit réservoir d’énergie, et lorsque qu’on le stimule, en appuyant dessus avec les doigts ou en y plantant des aiguilles, soit on disperse l’énergie qui y est accumulée, soit on le stimule et on aide à le remplir pour que tous les trous d’eaux soient plus au moins au même niveau et que l’énergie s’écoule sans encombre entre eux.

Personnellement, j’avoue que plus le temps passe et plus j’ai tendance à penser que le système indien est un peu un truc de fumiste: certes, je peux concevoir qu’il y aie une progression dans la fréquence de vibration de l’énergie qui se trouve en bas et en haut (d’où les couleurs des chakras, qui correspondent à la traduction visuelle d’une certaine fréquence; mais il y a aussi des fréquences trop basses pour être vues comme les infra-rouges, ou trop hautes pour être vues comme les ultra-violets) ; mais pas qu’on aie 7 grosses piscines disposées tout le long, je préfère l’approche plus subtile de la médecine chinoise.

 

Je vais vous donner quelques exemples concrets issus de mon expérience personnelle: Lou Sylvestris avait posté un petit article sur l’acupression (l’acupuncture avec les doigts) qui m’avait donné l’envie d’essayer. Ni une ni deux, je me retrouve à acheter un petit bouquin, très simple et clairement destiné aux débutants, avec les points d’acupression les plus simples à mettre en pratique. J’ai tout d’abord testé sur ma mère, qui avait toujours des maux de têtes; j’ai trouvé les deux points indiqués à la base du crane, et j’ai appuyé dessus. Et j’ai clairement ressenti l’afflux d’énergie, la tension accumulée qui commençait à circuler normalement. Bon après j’avais des fourmis partout dans les doigts mais c’était plutôt chouette, comme expérience. J’ai tenté divers points sur moi, ceux qui m’intéressaient dans le cadre de mes propres blocages , et je me suis rendue compte que tous les points de tensions qui me posaient problème en Yoga se retrouvaient être des points d’acupressions; des points sur lequels j’avais tendance à appuyer naturellement pour soulager une tension, où d’autres au contraire que je ne supportais pas de toucher parce qu’ils commençaient à relâcher une douloureuse quantité d’énergie et d’information trouvaient leur connivence dans le système chinois.

Il y a un truc à se mettre dans le crâne, quand on veut se lancer dans la guérison énergétique ou qu’on veut tout simplement guérir: la guérison, c’est jamais une partie de plaisir. C’est douloureux. Plus le traumatisme qui a laissé son empreinte dans la chair est profond, plus il faudra déployer d’énergie , de temps et de patience pour en venir à bout. Et plus toute l’énergie qui se libère lorsque le barrage cède peut être destructrice: c’est comme une crue qui arrache un peu tout sur son passage: ça nettoie, mais ça charrie des trucs pas propres, et le temps de laisser couler tout ça, tu en chies. Et parfois littéralement, comme lorsque tu prends de l’ayahuasca: tous tes blocages sortent sous forme physique, par voie orale ou rectale, et c’est franchement pas propre.

(c) Royal Academy of Arts; Supplied by The Public Catalogue Foundation

Toi là, oui, toi sur ton ordi! Je t’annonce officiellement que tu vas DOUILLER! Numérotes tes abattis et prépares tes cleenex!     

Il est difficile de guérir simplement avec une séance d’imposition des mains, à moins d’être un praticien de Reiki très très doué; le travail avec les pierres demande de la patience; le corps à toujours de bonnes raisons de ne pas laisser le barrage céder, et l’esprit a souvent très peur de ce qu’il peut se passer s’il décide de lâcher du lest. La peur est l’un des meilleurs verrous à la guérison, c’est le corps et l’esprit qui paniquent quand il voit que quelque chose menace le système énergétique telle qu’il a pris l’habitude de le gérer, même s’il est bourré de scotch, de rustines, de trous et de caillots dans tous les sens. On peut grâce à la technique de son choix aider à détruire les blocages en changeant légèrement le flux aux endroits de notre choix, mais au final, c’est le patient lui même qui doit laisser son corps se guérir lui même; s’il résiste, il est difficile de faire quoi que ce soit, à moins de le violenter, ce qui est le cas pendant certaines séances chamaniques.

Et pour régler des problèmes profonds, il est assez difficile de compter uniquement sur des méthodes douces telles qu’on nous les propose aujourd’hui; ce qu’on voit le plus souvent dans les livres, bouquins d’ésotérisme et autre, ce sont souvent des solutions qui sont « safe », que n’importe qui peut appliquer . Mais qui dit « safe », dit aussi moyennement efficace: c’est comme vouloir guérir à l’aide d’un médicament qui n’a aucun effet jugé « négatif », quelle que soit la dose à laquelle on l’administre, c’est vouloir le beurre, l’argent du beurre, et le cul du crémier en option. Toute chose qui possède une action sur une autre peut potentiellement entraîner un déséquilibre dans l’autre sens si on l’applique au mauvais endroit et dans la mauvaise quantité; tout est question de dosage et de doigté, pour le travail énergétique c’est pareil: tu commences à débroussailler le terrain avec des trucs un peu violents (en chamanisme tu commences par exemple avec des esprits un peu bourrins, ou tu utilises ton tambour, mon bodhran par exemple est parfait en travail de fond , c’est un peu le tractopelle du travail par le son), et puis tu vas de plus en plus en douceur. Je suis un peu en train d’expérimenter, mais j’ai l’impression que ça marche pas mal de commencer avec des sons graves (qui correspondent à la fréquence du bas de la colonne et du chakra racine) et de finir avec des sons aigus pour les ajustement, je sais que Corine Sombrun bossait par exemple avec des esprits d’oiseaux pour les ajustement, et avec le Loup pour les nettoyages bourrins, elle le disait clairement, quand t’es en transe , tu peux avoir affaire à des sacrés saloperies et les réactions envers ces « dissonances » ou entités sont très souvent super violentes)

Dans tous les cas, pour le travail énergétique, il me semble important de ne pas vouloir appliquer à tout prix UNE méthode à tout le monde: les blocages ne sont pas les mêmes pour chaque personne, un même blocage peut avoir des causes différentes, peut être soigné de différentes façons; et il est très important de s’écouter: si on ne sent pas une méthode, qu’on n’a pas confiance en tel praticien, il ne faut surtout pas forcer. On possède en nous les ressources pour sentir ce qui est bon pour nous et ce qui peut nous soigner, à nous de faire les tests et les expériences en conséquences, à nous de se jeter à l’eau!

 

 

 

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