Un rêve.

J’entre sous une tente. L’entrée est protégée par des soies chamarrées, soutenues par deux poteaux en bois . L’intérieur est assez vaste, rempli d’objets divers: des vases en laiton, finement ciselés de motifs orientaux, des teintures de formes et couleurs diverses, des tabourets en vieux bois tendu de cuir brut, et puis une grande table de bois clair au milieu, elle même recouverte d’un grand drap rose, rouge aux motifs brodés d’or. Un énorme amas de bijoux se trouve posés sur la droite de la table; bijoux de laitons, de cuivre oxydé et noircit, sertis de piécettes et de pierres dont la préciosité est impossible à définir.

Et derrière cette table, une femme est assise tranquillement, parée elle aussi d’or, de rose et de turquoise. La cinquantaine, assez fine, regard intense, cheveux de jais épais et ondulés, elle ne rentre pas autant que je le voudrais dans le cliché de la diseuse de bonne aventure: affalée sur son siège, l’air presque de s’ennuyer ,on a presque l’impression qu’on viendrait lui parler de la pluie et du beau temps.

Ca n’est pas la première fois que je la croise. Déja deux fois, elle est apparue dans mes rêves. La première , c’était sous la forme d’une affiche collée au mur, qui parlait (oui, comme dans harry potter). Elle me demandais ce qu’était mon rêve le plus cher. Je lui ai répondu « LA REVOLUTION ».  La deuxième fois, c’était lorsque nous étions allés à Belfast avec de amis. On avait passé une des pires nuits de notre vie, rêvant de maison hantée, de pelotons d’exécution, de morts noyés ; d’une souffrance innommable qui te tordait les tripes, et toi tu essayes de hurler dans ton rêve, mais aucun son ne sort malgré ta bouche grande ouverte. Et là, elle était apparue, et m’avait dit « mais tu es folle ou quoi? Il faut absolument que tu te protège! »

Et la voici de nouveau. Un ami m’accompagne, il se tient à mes côtés, silencieux. Et elle tire deux bagues de son tas d’ornements.

Elle pose la première devant moi : une jolie bague, sertie d’une pierre verte, assez usée et noircie par les âges.

-« ça , c’est le peuple de ta mère. Ils profitent des dernières richesses et de la prospérité ; c’est un temps béni pour eux. » Elle sort ensuite une bague qu’elle retourne sur la table, je ne peux pas voir l’ornement: juste le dessous de la bague, qui est tel les fers d’une chaîne qui s’apprête à se refermer.

-« ça, c’est ton peuple. C’est un peuple qui est en train de tomber sous l’oppression. C’est un cercle; une période d’oppression suit toujours les périodes de prospérité. Tu va devoir te battre pour regagner ce qui t’appartient. « 

-« Mais…je fais comment? »

Elle retire de nouveaux bijoux, des bracelets, colliers , et d’autres dont je ne saisis pas trop la forme ni l’utilité, et les pose sur la table.

-« c’est très simple. Il s’agit juste que tu

 

Je me réveille, les yeux grands ouverts dans le noir. Sans avoir eu de réponse.

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