Débuter avec la cueillette sauvage

Me revoici dans l’arène pour vous donner, comme promis dans le dernier article , quelques détails concernant la cueillette sauvage.

Si vous avez envie de vous y mettre, pour récolter vos plantes vous même et les utiliser soit à des fins magiques, soit à des fins culinaires, soit à des fins médicinales, ou pour toute autre raison, il y a quelques règles à respecter afin que la cueillette et la dégustation, ainsi que la conservation se déroulent dans les meilleurs conditions possibles.

Sachez qu’il est plus facile d’utiliser les mêmes règles et de faire preuve des mêmes précautions pour toutes les plantes que vous cueillez, du moins lorsque vous commencez, comme ça si par exemple vous voulez utiliser votre aubépine pour en faire une tisane calmante ou en fumigation pour purifier un endroit, et bien y’aura pas de soucis en aval.

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La première difficulté à laquelle vous aurez à vous confronter, et non la moindre, est celle de l‘identification des plantes que vous cherchez. Soyez sur, et absolument certain, qu’il s’agit bien de la plante que vous voulez cueillir. Certaines plantes ont des cousines toxiques, comme par exemple le cerfeuil musqué qui ressemble à la cigüe. Pour éviter de passer de vie à trépas pour une bêtise, prenez un bouquin avec vous comme L’herbier a croquer , de François Couplan pour les débutants, ou Le régal Végétal pour ceux qui ont envie d’un truc plus consistant. Je préfère personnellement les ouvrages « non magiques » pour ce qui est de reconnaître les plantes sauvages, ils sont en général mieux documentés et plus complets; je recherche ensuite en aval les applications magiques des plantes qui m’intéressent , par exemple sur ce site là. Si vous n’êtes pas sur, cueillez quelques brins de la plante et ramenez les chez vous pour essayer de les identifier; ça peut etre un exercice sympa pour commencer .

Ensuite, soyez au courant des risques de maladies transmises par des parasites ou virus transmis par l’urine des animaux, comme l’echinococcose ou la douve du foie. (bon courage si vous allez lire les articles, c’est super dégueulasse. Mais que ça ne vous effraie pas, si l’on respecte quelques règles on a aucune chance de chopper ces saloperies) .

L’echinococcose est transmise par l’urine d’animaux sauvages, les cas sont très rares (15 par an environ) , et la plupart se concentrent dans l’est de la France et le massif central (voir la carte de Wikipédia), si vous allez ailleurs y’a aucun soucis. Mais si vous avez vraiment peur, cueillez les herbes qui se trouvent a plus de 50 cm du sol, ou dans votre jardin, aucun risque qu’il y aie du pipi de renard dessus.

Pour la douve du foie, on la trouve dans le cresson sauvage et dans les pissenlits qui se trouvent en aval des ruisseaux ou paissent des bovins ou ovins (vaches et moutons), du coup évitez simplement d’en ramasser et préférez le cresson cultivé.

Si malgré tout ça ça vous fait encore grave flipper toutes ces histoires de parasites qui vous bouffent le foie (nooooon reveneeeez je vous assure c’est bien les plantes sauvages!) , dites vous qu’il existe une solution toute simple qui permet une consommation sans risque des légumes.

Et oui. La cuisson. Normalement, si vous cuisez vos légumes, y’a plus aucun soucis. Bon par contre, la plupart des vitamines et micro-organismes nécessaires à la digestion se trouvent dans le légume cru et sont détruites à la chaleur, du coup c’est vous qui voyez!

Si vous partez pour une longue balade, n’oubliez pas votre pince à tique, pour la retirer vite fait, essayez de portez des collants ou leggins, afin d’éviter de chopper la maladie de lyme qui est une belle saloperie et transmise par les piqures de tique. Prenez aussi un petit flacon d’huile essentielle de lavande aspic, efficace contre tout type de piqures (ou mâchez du plantain avant de l’appliquer sur la piqure, ça marche aussi), et puis une bonne bouteille d’eau contre la désydratation, ainsi que quelques offrandes pour les esprits du lieux et pourquoi pas un outil de divination pour etre sur qu’on vous autorise à cueillir les plantes concernées.

Pour ce qui est de la cueillette proprement dite, ainsi que de la conservation et de l’utilisation des plantes , vous pouvez aller voir la vidéo de Lyra Ceoltoir (du blog Herbwitchery) qui est vraiment super bien faite; elle vous donne plein de tuyaux pour cueillir, faire sécher , conserver et enfin utiliser les plantes, comme par exemple:

Utiliser un panier en osier pour mettre les plantes qu’on cueille , afin de participer à la pollenisation et d’éviter d’abimer votre récolte (et puis c’est toujours sympa, le côté petit chaperon rouge en balade pour aller voir sa mère grand)

Ne pas utiliser de couteau en fer , certaines plantes n’aiment pas ça, en particulier celles qui sont liées à la faery. J’en ai eu la confirmation lorsque j’ai été cueillir de l’hellébore, j’avais des branches d’aubépine dans mon sac et je mets la main pour chopper mon couteau afin de l’utiliser pour couper l’hellébore, et BIM je me pique, mais bien méchant. J’ai essayé quand même (je n’avais aucune idée à l’époque que certaines plantes puissent ne pas aimer le fer), rien a faire, je n’arrive pas à couper les tiges. Solution: utiliser un couteau en céramique style celui là que j’adore, ou vos petites mimines .

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Faites juste attention si jamais vous cueillez des plantes qui ont une sève corrosive comme l’hellébore, mettez des gants , sinon vous risquez d’avoir des surprises.Pour vous donner un exemple, j’ai été cueillir de l’hellébore , puis je me suis mise à décortiquer les cosses pour récupérer les graines (personne a empoisonner je vous rassure, mais l’hellébore est une super plante pour tout ce qui est de banir les trucs pas beaux et méchants) , et là je sens que le bout de mes doigts me pique et devient rouge, je commence à avoir des vertiges. Je vais vite me laver les mains et regarde sur internet, et je m’aperçois que le suc est corrosif, et que les principes actifs peuvent passer dans le sang. Je vous avoue que j’ai un peu flippé quand même, j’étais shootée pendant au moins 3h, rien de grave, juste la légère impression d’être un peu bourrée ou d’avoir fumé. Donc prudence, renseignez vous bien; bien que les plantes toxiques soient dans l’ensemble assez rares dans la nature, c’est important de savoir les reconnaitre.

Evitez les plantes de bord de routes . Les voitures qui passent relâchent pas mal de pollution, qui peuvent passer dans les plantes. Pareil pour ce qui est de la cueillette en milieux pollués, vaut mieux éviter; c’est une raison pour laquelle j’aime cueillir mes plantes moi même et savoir d’où elles viennent, car leur teneur en principes actifs dépend de l’endroit où elles poussent.

Cueillez vos plantes de préférences le matin,  et lorsqu’elles sont sèches. Je crois qu’il existe différentes heures ou jours , voir saisons spécifiques à la cueillette de telle ou telle plante, ça ne fait jamais de mal de se renseigner, mais en général c’est le matin que les plantes sont au « must » de leurs arômes .

Triez et Rincez bien votre cueillette, surtout si vous allez la consommer après. Lorsque ce sont des plantes aromatiques de votre jardin, on conseille souvent de ne pas rincer , car la encore, ça retire pas mal de principes actifs. Mais pour celles cueillies dans la nature, il y a souvent de la poussière, ou des insectes dessus; il vaut mieux les laver , avec un petit peu de vinaigre de cidre dans l’eau de rincage c’est parfait. Triez votre cueillette en cueillant, et en rinçant une deuxième fois, histoire d’être bien sur de ne pas avoir autre chose que ce que vous voulez ; en particulier si vous partez pour cueillir différentes plantes, c’est toujours mieux de les stocker dans des sacs différents ou de bien les séparer, surtout s’il y en a des comestibles et d’autres pas.

Mettez les à sécher dans un endroit sec, chaud, sombre et sans poussière. La technique la plus simple est simplement de suspendre les bouquets tête en bas, en les attachant à un fil qu’on serre bien (les plantes se rétractent en séchant) . Attention à la lumière, ça a tendance a détruire les principes actifs de la plante, c’est pour ça que les faire sécher au soleil est en général une mauvaise solution.

Stockez les dans des pots en verre, à l’abri de la lumière, avec un bon étiquettage. Il est préférable d’utiliser des pots en verre avec un bouchon de liège, afin que l’air circule et que les plantes ne moississent pas. Sinon, les sacs en papier (éviter le papier blanc, qui contient du chlore et des agents blanchissants) style sacs qu’il y a dans les magasins bio pour prendre les trucs en vrac ou les légumes, c’est parfait; ou encore des petits sacs en tissus, c’est plus facile à transporter si vous partez en voyage.

Voilà! J’espère que ça vous aura aiguillés, n’hésitez pas à apporter des précisions/corrections si besoin, je posterais quelques plantes faciles à reconnaître dans le prochain article, avant de partir en Irlande demain !

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Voilà le premier de la série pour vous mettre l’eau à la bouche : le lierre terrestre (Glechoma hederacea), cette mauvaise herbe qu’on trouve dans tous nos jardins. Au gout très fort, on l’utilise en condiment un peu comme le persil ou le thym, pour relever les salades, potages, omelettes… J’adore ce gout, c’est hyper agréable, et plein de vitamine C. Elle est anti-inflammatoire, diurétique, astringente, expectorante; et en magie on l’appellait « couronne de terre », et réputée redonner des forces aux jeunes maman après l’enfantement, lorsque placées sous l’oreiller; on peut aparemment l’utiliser aussi pour la divination.

A ne pas confondre avec le Lierre Grimpant qui ne lui ressemble en rien, et qui lui, est toxique.

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Une réflexion sur “Débuter avec la cueillette sauvage

  1. Pingback: Conserver et stocker ses plantes médicnales | Le masque de jade

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